Chapitre 9

Chapitre 9
Et en plus je cause avec moi même ... Bon, ben si je suis amoureux autant me lancer. Allez j'y vais !


Putain j'adore ce train fantôme ! D'habitude ce style d'attraction me fait pas peur mais là, j'avoue que c'est pas mal, pas mal du tout même.
J'étais déjà venue ici, mais je ne me souvenais pas de cette attraction, je crois même que j'y étais pas montée en fait ...
Ah si ! Cette grande pente je m'en souviens ! Elle est énorme ... et sa descente j'en parle même pas...
-Hiiiiiiiiiiiiiii !!
Un truc ! Un truc s'est posé sur mon épaule ! Merde c'est quoi ??
-T'inquiète pas...
Tom venait de me souffler cette phrase au creux de l'oreille. Mais son ton avait ... changé. En fait je viens de comprendre, c'est sa main que j'ai sur mon épaule. D'ailleurs ses doigts glissent doucement sur ma joue à présent. Mais ... il fait quoi là ? Ses doigts se déplacent doucement sur ma peau, rejoignant ainsi mes lèvres puis mon menton qu'il utilise pour tourner ma tête vers lui. J'ai le c½ur qui bat à la chamade, je sens que je vais exploser, je veux sortir un mot mais je n'y arrive pas ! Je ne sens que son souffle sur moi, ses lèvres près des miennes ... j'ai peur. Ca fait tellement longtemps qu'il ne m'est pas arrivé une telle chose !
-Tom ...je ... Putain on descend !!!
Je m'accroche à sa main de toute mes forces et me blottis contre lui. Je n'avais a-bso-lu-ment pas prévu la descente pour ce moment là. Le train accélère, je m'accroche de plus en plus fort à Tom.
Je lâche un soupir de soulagement lorsque l'attraction s'arrête. J'ai ... adoré !! J'adore ce genre de trains qui me donnent l'impression d'avoir laissé mon c½ur pendant l'attraction.


POV Tom :
Eh merde, pourquoi elle a pas duré plus longtemps cette montée ?
Le train s'est arrêté, je la regarde. Elle sourit. Elle est belle quand elle sourit. Enfin elle est belle de tout le temps de toute manière ... Elle se retourne vers moi et m'adresse un sourire différent de celui qu'elle affichait. Je ne sais pas l'interpréter, je sais juste qu'il est différent. Je lui rends ce sourire puis nous sortons du wagon.

POV Bill :
Eh il se passe quoi là ? Ils ont l'air bien proches ces deux là ! C'est bizarre, d'habitude Tom il se comporte pas de cette manière avec les filles. Enfin bon, il gère, c'est sa vie.
Mais s'ils sortent ensemble ? Imaginons que Tom veuille du sérieux, s'ils sortent ensemble, je vais devenir quoi moi ? Est ce qu'il va m'oublier ? Non ... non Tom ne m'oubliera pas, j'en suis persuadé. Et s'il trouve l'amour, le vrai, alors là, je serai entièrement heureux et seulement là.
Gustav et Georg aussi ont cramé ce qui se tramait entre eux deux. Ils me jettent un regard qui veut dire « on fait quoi ? » Je leur réponds par un haussement d'épaules pour leur dire de laisser faire le temps sans qu'on s'en mêle. Bon ... ça s'voit que Tom a envie d'être seul avec elle. Je pose ma main sur son épaule et lui adresse un clin d'½il complice qu'il comprend sans même savoir ce que j'ai prévu. J'entame :
-Bon, j'ai faim ! Qui m'accompagne chercher à manger ?
-Moi ! s'écrit Georg qui a vite eu fait de comprendre mon petit manège.
-Moi j'ai la flemme
, répond Gustav. Putain quel boulet mais j'vous jure ma parole !
-T'as peut être la flemme mais avec ce sac d'aspirateur que t'as à la place du ventre, soit tu viens et tu portes toutes tes provisions pour l'hiver là, soit tu viens pas et je coupe la prise pour brancher l'aspiro. Conclusion : Si tu viens pas, tu bouffes pas !
Gustav me regarde un moment, avec un air d'incompréhension. Pourtant il semble comprendre au bout d'un moment.
-Ah ...Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaahh !!
Et le voilà qui court ... On sait pas où. Putain mais quel boulet, boulet, boulet, abusé ! Georg et moi nous mettons à courir derrière lui.
-Gustav !! Putain arrête toi ! Ouais ... dis donc t'es dur à la comprenette toi !
-Ben quoi !! Qu'est ce que tu voulais que j'en sache moi que les magasins français ferment plus tôt niveau bouffe que ceux allemands !!
-...T'as dit quoi là ?
-Ben c'est bien pour ça que tu m'as fait venir non ?
-...
-Bill ?
-Ma parole t'abuuuuuuuuuuuuuuses !! C'est pas possible d'être aussi CON !

Et là Georg et moi nous mettons à ... littéralement nous foutre de sa gueule. Je sais c'est méchant mais ... faut avouer que y'a de quoi, non ?


Hé ho sérieux dès qu'ils reviennent ces trois là, je leur apprends ce que les mots « subtilité » et « discrétion » veulent dire parce que sérieusement ...
Enfin bon, je suppose que c'est une belle occasion qu'ils nous laissent. Alors autant la saisir !
Les grands esprits se rencontrent, dit-on. Ca doit être vrai car à peine ai-je pensé cette phrase que Tom s'approche de moi, m'agrippant par la taille. Il baisse sa tête pour l'approcher de la mienne, doucement, comme s'il avait peur de faire une mauvaise chose. Comme je le sens trop hésitant, c'est finalement moi qui décide de combler le vide existant encore entre nos lèvres. Prenant confiance, il commence par effleurer délicatement mes lèvres des siennes puis, habilement, demande le droit à ma langue et à ma bouche. Choses que je ne lui refuse pas, que je désire même. Sa langue pénètre dan ma bouche avec une infinie douceur, puis débute un baiser des plus langoureux. Nos langues sont en parfaite communion, ainsi que nos corps. Les mains qu'il avait posé sur ma taille occupaient maintenant place successivement sur mes reins, puis mes hanches, puis ma nuque ... Par manque d'air nous nous séparons pour nous regarder dans les yeux. La tentation est trop forte, nous repartons pour un autre baiser passionné. Combien de temps sommes sous restés là, à nous embrasser ? Assez de temps pour que les trois gugus aillent chercher à manger et reviennent en tout cas. Les trois nous sourient comme s'ils n'avaient rien vus. Bill, lui, a l'air très content de la situation.



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De maraudersfanfic, posté le Samedi 30 décembre 2006 à 12:27

jM bcp ta fic et j'espère que tu vas bientôt poster la suite!! jteouve que t'as des supers idées (et disssss est ce qu'on va parler plus de bill ds le prochain chap??? jaimerais bien... mais c toi ki décide lol!!=)

Oui, dans le prochaine chapitre je m'attarderais plus au cas de Bill t'inquiète pas ;)
Chacun son tour X)

# Posté le vendredi 29 décembre 2006 06:35

Modifié le samedi 30 décembre 2006 11:20

Bon, voilà c'est pas un coup de gueule, loin de là.
Mais j'ai beaucoup de visites sur mon blog et très peu voire pas de commentaires.
Rien qu'hier j'ai eu 27 visites et un commentaire et même si les habitués de mon blog qui laissent des commentaires à chaque articles venaient 3 fois par jour voir si la suite est là on arriverait pas à 27. Loin de là

Alors je ne sais pas, peut être que ma fic ne plait pas. Dans ce cas je vais l'arrêter. Enfin je la continuerai mais ne la mettrai pas en ligne car quelque part cette fic me fait beaucoup de bien. Peut être en metterais-je une autre, peut être un peu plus intéressante que celle là.

Comme dirait quelqu'un que j'aime beaucoup "Ca me fout la rage de voir que j'ai plein de visites mais que j'ai que 3 commentaires qui se batent en duel."

Donc je ne poserai pas la question de "Dois-je arrêter cette ficition ?" car très sincèrement, je ne pense pas qu'on va me répondre "Oui".

Je déciderai moi même de si je l'arrête ou pas

Edit : Merci à ceux qui m'ont répondu et en si peu de temps en plus, je pense que rien que pour vous je vais mettre la suite ^^

Maraudersfanfic : Dans le cas où j'aurais choisi d'arrêter ma fic, les gens qui m'auraient laissé des commentaires régulièrement auraient quand même eu la suite, car oui sinon ça aurait été dégueulasse ^^'

# Posté le vendredi 05 janvier 2007 14:45

Modifié le samedi 06 janvier 2007 08:40

Chapitre 10

Chapitre 10
Bill, lui, a l'air très content de la situation.



Etonnant, j'aurais plus pensé que ça lui déplairait.
Nous nous arrêtons donc quelques minutes pour manger ce qu'ils nous avaient ramenés ; ensuite, nous sommes allés dans différentes attractions, toutes mieux les unes que les autres. Tom et moi ne nous séparions plus d'un centimètre, surtout dans les files d'attente interminables ...


POV Gustav :

Ils me prennent vraiment pour un boulet. Comme si je n'avais pas compris qu'on les avait laissé tout les deux car ils se plaisent. Mein Gott, ils me prennent pour un vrai con ... Ah j'aime ! Comme ça au moins je pourrais les surprendre et ils croiront que je suis subitement devenu très intelligent. En fait on dirait pas comme ça mais je suis pas aussi bête que j'en ai l'air ! D'ailleurs, j'ai l'air bête ? Hm, c'est une question à étudier ... oui bon bref ! J'arrête de me descendre auprès de moi-même là ? Ouais ? Ok c'est bien ... maintenant, prochaine étape, on arrête de se causer à soi-même. Ouais c'est bien aussi. Allez, maintenant j'ai plus qu'à patienter encore un peu pour faire ce que je désire.


Ah que c'était bien cette fin de journée ! Pour ma part je me suis trop amusée ! On a enchaîné délire sur délire, surtout avec Georg, qui est devenue ma nouvelle proie après Gustav.
Bon, Stéphane nous a un peu engueulés, j'avoue. Quant à ma mère, elle a failli mourir en ne me trouvant pas à la maison lorsqu'elle est rentrée ... du coup elle a passé ses nerfs sur le répondeur de Matthieu. Je lui ai finalement dit que j'avais passé la journée avec des amis, et que ce soir je dormirai chez une copine, encore ...
Vingt heures, on se met à table. ET Stéphane arrive avec six magnifiques hot dog pour chacun. Là, tous les regards se tournent vers Gustav. Pourquoi ? Attendez que je vous explique. Lorsque Bill Georg ET bien sûr Gustav sont revenus après avoir pris à manger. Nous nous sommes posés sur un des nombreux bancs disponibles et avons commencé à manger nos déjeuners respectifs. Dont un hot dog pour Gustav. Et ce dernier n'avait rien trouvé de plus marrant à faire que d'attraper la saucisse du bout des dents, d'en enfouir une bonne partie dans sa bouche et de rajouter par dessus ça un « Hmmmmmmmmmmmmm !! » des plus explicites ... n'empêche, je m'étonnerai toujours des conneries que peuvent balancer les êtres humains, moi pas mis à part du tout en plus. Enfin, vous imaginez la réaction qu'on a eu en voyant le repas rapporté par Stéphane ...
-HMMMMMMMM GENIAL, s'exclama Gustav se passant déjà la langue sur les lèvres (plus communément dit il se léchait les babouines XD)
-Plait-il ? questionna Stéphane complètement incrédule.
-Laisse le, répondit Georg d'un air complètement désespéré, voyant notre énergumène reproduire le même schéma que ce midi.
-Ma parole il a craqué ! ajoutai-je entre deux éclates de rire.
-Ouais ça fait longtemps tu sais ... maintenant il est irrécupérable.

Après avoir bien ri de toutes nos conneries nous partons nous coucher, pour une fois j'ai bien ri, mais, étrangement j'ai toujours cette impression qui me dit « ça ne va pas durer » dans un coin de ma tête. J'en suis consciente. Tout ne peut pas toujours être bien dans la vie. Et d'ailleurs, si ça l'était, mais quelle emmerde quelque part !

Près de deux mois ont passé depuis ma rencontre avec Bill, Tom, Georg, Gustav et Stéphane. Je vais très souvent dans leur appart', j'ai repris les cours depuis maintenant un mois et demi. J'ai été étonnée de voir qu'en deux mois Tokio Hotel est devenue LA révélation de l'été et de l'année pour beaucoup de jeunes. Par contre, l'effervescence commence à se faire quant à leur subite disparition. Des rumeurs, toutes plus cossasses et stupides les unes que les autres commencent à se créer et je dois avouer qu'absolument personne n'a besoin de ça et que ça commence à me courir sur le haricot.
Comme je l'avais dit, tout ne se passe pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Georg est très gentil, c'est le seul avec qui je n'ai jamais eu de « souci ». Avec Tom, on se dispute souvent, il est loin des idéaux que je peux voir sur certains skyblogs. Mais rassurez vous, il est également loin des satyres qu'on en fait. Gustav, lui, je ne sais pas très bien quoi en penser. Il a un air mystérieux qui m'intrigue mais qui m'effraie un peu tout de même, cette impression qu'il cache quelque chose à tout le monde. Pourtant je me résigne à penser que je ne base mes doutes que sur des impressions et donc que je devrais arrêter de flirter avec la paranoïa. Bill ... Ah Bill. Bill c'est celui qui devrait se plaindre le plus mais qui ne se plaint pas. Il encaisse. Il encaisse le moral des autres, parfois las, parfois triste, parfois colérique et j'en passe ... il encaisse bien sûr son propre moral à lui aussi. Il encaisse le fait d'avoir perdu une grande partie de sa force et de son autonomie. Il encaisse le fait de devoir se faire aider comme des choses simples telles que se lever, la fatigue de la chimio et de la radio l'épuisant au plus haut point. Il encaisse, oui, mais mal. J'essaye de le rassurer du mieux que je peux, je cause énormément avec. J'ai une relation très forte avec, indescriptible. Il faut dire que ce genre de relation n'est pas courant, aussi.

[...]
-Putain Tom tu m'emmerdes !
-Hé ça va répond pas comme ça, je suis ton petit ami pas ton chien j'te rappelle !
-Oui et des fois je regrette ma vie de célibataire tu vois !!
-T'inquiète, reprends là quand tu veux !

Et la porte claque. Encore une fois. Pourquoi ai-je été aussi méchante ? Pourquoi ai-je autant changé ? Je sais que j'ai la réponse, même si je ne me résigne pas à l'admettre : Mon cancer, ma vie -une nouvelle fois- en seconde, ma relation avec ces personnes connues ... Beaucoup de choses en réalité.

Les disputes avec Tom se font de plus en plus fréquentes. J'ai peur pour nous, parfois. Cependant je sais qu'on éprouve l'un pour l'autre un amour fort, malgré ce que j'ai pu entendre sur lui de parts et d'autres.
Bon, je vais aller voir Bill pour me calmer. Il trouve toujours les mots qu'il faut pour me rassurer quand quelque chose ne tourne plus rond avec son frère.
Les visites ne commencent que dans trois heures. Logiquement. Je passe par cette porte que très peu de monde connaît en dehors du personnel. Je croise deux infirmières s'étant occupées de moi, leur raconte quelque peu ma vie, comment je m'en sors, puis passe la porte et me dirige vers l'ascenseur. Machinalement et sans regarder j'appuie sur le bouton où est inscrit le chiffre 4. Il faut dire que j'ai tellement appuyée sur ce bouton après ma période dite de « rémission » que c'est devenu un automatisme. Chambre 24A. Je n'aime pas ces chambres. Pas celles qui se terminent par un A, car je connais la signification de cette lettre. Je me place devant cette porte que je hais du plus profond de mon être et commence ma tâche, qui est de m'habiller avec une blouse en coton, un masque et des gants stérilisés que je dois frotter avec de l'alcool. Toi, Dieu, Jésus ou je ne sais quoi, si tu existes réellement, fais qu'il sorte le plus vite possible de cet enfer.

POV Bill :
Longtemps déjà que j'écoute ce bruit. Le bruit de cet appareil vert situé sur ma table de chevet qui sonne au rythme de l'écoulement des gouttes de ma chimio. Les yeux perdus dans le vague je pense. Je pense à mon passé, à mon présent, mais je n'arrive pas à penser à mon futur.
Je regarde ce plateau repas posé depuis maintenant plusieurs heures sur la table. Les infirmières me disent que je dois m'alimenter mais à quoi bon ? Tout ce que j'avale ne reste pas et je le vomis inlassablement. Alors à quoi ça me sert ? La réponse est simple : à rien. En plus ils m'ont changé de chambre. Ils m'ont placé dans une chambre stérilisée, signe que mon état s'aggrave même si le personnel hospitalier s'obstine à me dire le contraire.
J'entends la porte s'ouvrir. Encore une infirmière qui va sûrement changer ma pompe à chimio.
« Il dort ? ». Cette phrase me fis me retourner brusquement. Je l'avais reconnue. C'était la voix de Reila ! Pourtant les visites ne sont pas autorisées pour le moment, bizarre ...
J'avoue que ça me fait un choc en la voyant. Elle porte des vêtements stériles et je n'y suis pas encore habitué. Mais je décide de faire comme si de rien n'était.
-Ah ben nan tu dors pas !
-Non. Mais, qu'est ce que tu fais ici ? Les visites commencent dans longtemps encore je crois non ?
-Logiquement oui. Mais je savais très bien en ramenant mes fesses que je pourrais rentrer sans difficulté.
-Ah d'accord ...

On causa ensuite de tout et de rien. Principalement de rien en fait. Excepté le fait qu'elle m'avoua s'être encore disputée avec Tom. Elle se doute qu'il ne comprend pas pourquoi il réagit comme ça. Moi je comprends les deux. Je comprends que le caractère de Reila ait changé, car moi, j'ai changé aussi et je m'en rends bien compte. Mais je comprends également Tom qui doit lui, ne pas comprendre les réactions de Reila. Ce n'est peut être qu'une impression non-fondée mais, j'ai l'impression qu'il y a autre chose qui l'excède.
-Reila ?
-Oui ?
-Dis moi ... j'ai l'impression que tu ne me dis pas tout au sujet de ta mauvaise humeur ...
-...
-Reila ? Je ne t'obligerai pas à causer tu sais, mais juste si tu veux je peux t'écouter.
-... En fait oui, tu as raison. Il y a autre chose. Lundi dernier, j'étais en cours de mathématiques. Et comme tu sais les mathématiques j'aime pas ça ! Et comme tu sais toujours, comme j'aime pas les mathématiques je suis pas ! Enfin bref ... tout ça pour dire que je ne comprenais rien.
-Et ... ?
-Et je vais te dire le dialogue qui a suivi :

« Reila vous êtes vraiment désespérante ! »
« Ben oui je sais mais vous voulez qu'j'y fasse quoi ?! »
« Vous pourriez par exemple demander conseils à votre frère. C'était un de mes meilleurs élèves ! »
« ... Ca me semblerait difficile, Madame.... »
« Et Pourquoi donc ? »
« Disons que la proximité du lieu où il réside et la nature même de ce lieu me font renoncer à concrétiser ce projet qui est de lui demander de l'aide pour mes cours de maths »
« J'ai toujours aimé votre précision, aussi bien en mathématiques que dans votre manière de vous exprimer. Ce qui est bien chez vous c'est que vous ne laissez AUCUNE question planer »
« Pour faire plus clair, Madame, mon frère est ...mort et enterré. Au fait, vous avez mal recopié l'énoncé, c'est racine de 2 et non pas racine de 4 »

Je vois la bouche de Bill qui s'entrouvre largement. Il a voulu savoir il a su. Je dis ça sur un ton qui sonne comme un ton de reproche pourtant ce n'est pas le cas. Je ne sais pas ce qui l'a le plus choqué ; d'apprendre que mon frère est mort ou bien de voir à quel point je réagis de manière désinvolte en corrigeant ma prof.
Oui, il arrive que l'on tombe sur des profs qui n'en n'ont rien à faire de ces petites fiches qui me saoulent tant à remplir chaque années. Dont ma prof de maths. Le fait qu'elle attende un enfant a du lui faire oublier quelques responsabilités, je pense.
Quant à Bill, je vois qu'il n'ose pas dire grand chose et reste le regard fuyant,
-Désolée Bill. Je n'aurais jamais du te raconter ça, lui dis-je en posant ma main sur la sienne.
Il me regarde d'un regard que je ne connais pas. Un regard que je n'aime pas. Qu'est ce qu'il veut dire ? J'ai un peu peur, sur le coup ...

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Expéditeur : lilith94-dream
Rédigé le : Lundi 08 janvier 2007 à 10:20
Article associé : Chapitre 10 | Voir l'article | Éditer l'article
Commentaire : wa la suiteuh ToT
Son frére la mouru c koic ette prof débile >o<

PTDR GUSTAV le povre XD
Pk il se fé tjr passé pour le plu con?
Et bill pk c tjr le plus faible? xD

Kisu Lilith ^x^



Pourquoi que tu poses toujours des questions embarassantes ? Hein ? XD
Non ben pour Bill c'est normal c'est lui qui subit la maladie donc voilà il est faible car son traitement et le cancer l'affaiblissent ^^

Pour Gustav ... aucune réponse ne sera donnée sur cet article XD

# Posté le dimanche 07 janvier 2007 15:06

Modifié le lundi 08 janvier 2007 05:49

HORS SUJET

HORS SUJET
l








Bonjour, bonjour tout le monde ^^
Juste un article pour vous prévenir que les mises à jour risquent dtre peu fréquentes, voire très peu fréquentes.
Je préssens quelque chose de pas très bon qui risque de m'arriver ce soir, ou dans pas très longtemps.

J
'espère me faire de fausses idées ...
E
n tout cas, je resterai floue sur la nature de ce sentiment, je n'ai pas scialement envie dtaler ma vie sur ce blog ^^'

Désolée encore











lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllGo back soon !lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll
lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllGo back soon !lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll
lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllGo back soon !lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll
Bis du mir das erste mal erscheinst
Stell' ichmir vor dass du von oben
Mit den worlken fûr mich weinst
Ich wart unendlich lang auf dich
Doch so unendlich ist es nicht
Denn du hast mal gesagt

Denk nur an mich und du siehst
Den engel der neben des fliegt
Denk nur an mich und du siehst
Den engel der neben des fliegt

Wenn Nichts Mehr Geht
Werd ich ein engel seil - Für dich allein
Und dir in jeder dunklen nacht erschein'
Und dan fliegen wir weit weg von hier
Wird werden uns nie mehr verlie'n

EDIT : Ca y est, la chose que je présentais s'est produite. Hier. Je suis désolée vraiment de ne donner aucune autre précision pour les personnes à qui je titille leur curiausité.

Je continuerai cette fic.

Car malgré ce que je pensais

J'ai plus envie dcrire que jamais.

# Posté le mercredi 10 janvier 2007 12:16

Modifié le samedi 13 janvier 2007 07:59

S U I T E___E T___F I N

Il me regarde d'un regard que je ne connais pas. Un regard que je n'aime pas. Qu'est ce qu'il veut dire ? J'ai un peu peur, sur le coup ...


« Comment ? »
Comment ... ce mot tourne dans ma tête sans possibilité d'arrêt. Comment est-il mort ...
« Par ma faute »
Il me regarde d'un air incrédule. Il n'a pas l'air de comprendre et attend des explications. Quoi de plus normal ?
« Un de mes amis était venu me voir, repris-je, on devait simplement aller au cinéma de l'autre ville. Par contre moi chez moi j'avais pas de casque, continuais-je d'un ton que je voulais calme, j'ai donc pris celui de mon frère. Lui, il devait se rendre au lycée pour voir ses résultats pour le bac ... autant te dire que sans casque, il est parti, mais il n'a jamais vu ses résultats ... »
Il ne dit rien, se contentant de me regarder successivement, moi et sa couverture. Je peux lire dans ses yeux le mal-être qu'il ressent. Je ne sais pas si j'ai fait une erreur ou pas en lui disant ça, en tout cas, c'est fait c'est fait.
« Je pense que ... en fait je ne sais pas trop. Je ne sais pas trop quoi dire, mais je pense que tu ne devrais pas te mettre tous les malheurs du monde sur tes épaules. Tu ...
-Bill, là c'est de ma faute,
le coupai-je d'un ton cinglant, écoute, je n'ai pas très envie d'en causer. A part Matthieu, et ma famille bien sûr, tu es le seul à être au courant. Je te fais assez confiance pour te dire ce genre de choses. Mais maintenant j'aimerais qu'on en cause plus, d'accord ? »
Il acquiesce d'un signe de tête pourvu d'un sourire. J'aime quand il sourit, j'ai l'impression d'avoir en face de moi un petit garçon empli de pureté. On parle ensuite de son groupe. Je lui apprends qu'ils deviennent de plus en plus connus, ici. Je lui raconte également qu'aucun des trois ne s'en rend vraiment compte, mais que j'essaye de limiter au minimum nos déplacements. C'est vrai, si jamais les fans françaises apprenaient qu'ils se trouvaient ici, je ne réponds plus de rien...
Nous sommes rejoints deux heures plus tard par Tom et Gustav. Georg est apparemment parti faire une course et viendra plus tard.
Une légère froideur persiste avec Tom, mais nous causons normalement. De manière civilisée on va dire. Moi, je m'en veux beaucoup mais je ne lui dis pas. Rectification : Moi et ma putain de fierté nous nous en voulons beaucoup mais ne disons rien.
« Bill, je vais y aller, lui dis-je doucement, j'ai plein de trous demain, je viendrai te voir.
-Merci, alors à demain. »

Je me lève et l'embrasse sur la joue. Avant de quitter la pièce, je lance un regard insistant à Tom, pour lui faire comprendre qu'il faut qu'on parle. Apparemment il a compris vu qu'il soutient mon regard et me fait un sourire en coin avant de reporter son attention sur son frère. Pour la première fois de ma vie, je vais laisser ma fierté au placard pour un de mes petits amis ...

Je rentre chez moi par le train. Comme d'habitude, je trouve un mot de ma mère me disant de ne pas l'attendre et de manger sans elle. Je commence à être blasée de cette habitude que j'ai prise de rester seule, mais je m'y fais. Je sais bien que si elle avait le choix, ma mère resterait avec moi. Mais l'argent, ça pousse pas sur les arbres et ça ne tombe pas du ciel non plus. Je vais appeler Matthieu. Oui, lui il pourra sûrement venir. Ca sonne. Pas de réponse. Bizarre. Bon, je réessaierai dans un quart d'heure.
Un quarts d'heure plus tard, après avoir mangé un rapide sandwich, je reprends donc mon portable et le coince entre mon oreille et mon épaule. En même temps, je me dirige vers la boîte aux lettres, pour prendre le courrier que j'avais oublié en rentrant. Facture, Facture, Avocat ... Faire part ? J'ouvre l'enveloppe, le téléphone sonnant toujours contre mon oreille. Je sors lentement la lettre qu'elle contient ; je ne présage vraiment rien de bon. La première chose me frappant est la croix. La croix située en haut de la feuille. Un faire part ... Au fond de moi, on me crie de ne pas le lire, pas maintenant. Mais quelque part je veux savoir. Je veux savoir qui est décédé même si ça ne me concerne peut être pas. « Ce qui est sûr, c'est que j'aurais des choses à raconter à Matthieu, me dis-je tout en rappuyant sur le petit bouton vert pour relancer l'appel. »

Monsieur et Madame, CREFIERD, ses parents
Monsieur Vincent CREFIERD, ses frères
Monsieur Alexander CREFIERD, ses frères
_______________________Ses oncles tantes cousins et cousines,
La famille,

Ont la douleur de vous faire part du décès de

Monsieur

Matthieu CREFIERD



Né le 7 novembre 1989 à Vincennes et décédé des suites de maladie à Saint Germain en Laye, le 2 Novembre 2006.

Les obsèques auront lieu le Jeudi 9 Novembre à 14h30 à l'église de l'Etang la Ville.

PRIEZ DIEU POUR LUI.

Je manque de m'évanouir. Mes jambes fléchissent, ma vue se trouble. Pourquoi l'ai-je lue ? Je n'aurais jamais du...
Le téléphone se fracasse sur le sol, le clavier numérique se séparant de sa coque ainsi que la batterie. Mais c'est le cadet de mes soucis.
Il est décédé ... celui qui m'a aidé pendant tout ce temps. Celui qui n'a cessé de me soutenir. Celui avec qui j'ai fait mon enfance. Celui avec qui j'avais entamé mon adolescence ... Celui qui avait sûrement la plus grande place dans mon c½ur. Il n'est plus.
Je ne sais pas très bien où je suis, j'ai l'impression d'avoir perdu toute capacité à réfléchir. Tout ce que je sais c'est que je marche. J'emprunte machinalement la direction de la gare. Les larmes ne coulent pas. C'est impossible. Je vais aller chez lui et c'est lui qui va m'accueillir, c'est obligé. C'est obligé, hein ? J'aimerais tant qu'on me le dise, que c'est obligé ...
J'arrive devant sa maison. Je saute par au dessus le portail et me mets en quête de trouver mes clés. Avec un peu de chance, mon trousseau est resté dans ma poche. Oui, je l'ai. Je glisse la clé dans la serrure et rentre. Oui, je fais comme chez moi. Je fais comme d'habitude et comme j'ai toujours été habituée à faire.
J'entre en fracas et bien sûr, tous les regards se tournent vers moi. Sa mère à les larmes aux yeux. Son père me regarde d'un air désolé et compatissant. Vincent détourne le regard et Alexander s'approche vers moi. Il passe son bras autour de mes épaules et m'entraîne silencieusement dans sa chambre. Il ferme la porte et se retourne vers moi. Il reste interdit quelques secondes avant que quelques larmes ne viennent s'écouler le long de sa joue. Moi aussi, je commence à pleurer. Il est vraiment mort. Il n'est vraiment plus là. Voir Alexander pleurer m'a fait retomber sur terre. Et la chute fait très mal. Il n'est plus là et il ne reviendra jamais. De lui il ne reste plus que quelques objets physiques et les souvenirs. Pourquoi ? Toujours ce mot qui revient à chaque fois.
De base, c'était moi qui prenait Alexander dans mes bras pour le consoler. Maintenant, c'est lui qui m'entoure pour calmer mes sanglots. J'ai l'impression d'être protégée, mais tout en même temps j'ai aussi l'impression qu'il pourrait s'écrouler d'une seconde à l'autre.
Après quelques instants nous nous séparons. Le voir pleurer me fait vraiment mal. Depuis le temps que je connais cette famille, le plus fort m'avait toujours paru être Alexander. Toujours à rire, à déconner mais jamais pleurer, toujours voir le bon côté des choses en toutes choses ...
« C'est mieux pour lui, commença-t-il, comme ça il est libéré, il ne souffre plus. C'est quelque part horrible et incompréhensible à dire mais sa mort me soulage plus qu'elle ne m'attriste. »
Qu'est ce que je disais. Je ne sais pas si on peut appeler ça voir le bon côté de la situation mais ce qui est sûr c'est que ce n'est pas le mauvais côté. Y'a-t-il vraiment un bon côté dans la mort ?
« Pourquoi, soufflai-je, pourquoi est-il mort ?
-Sa maladie à finalement eu raison de lui,
me répondit-il en m'adressant un faible sourire ».
Sa maladie ? Quelle maladie ? Il ne m'a jamais parlé d'une quelconque maladie ?!
« Quelle maladie ?
-Il ne t'a pas dit ? Ouais, quelque part ça m'étonne pas de lui. Il avait une cardiomyopathie. »

Non, il ne m'en avait jamais causé ... je fais de la terminologie médicale en cours donc je sais que « cardio » signifie « c½ur » et « pathie » « maladie » Pour « myo » je ne sais pas, mais pour résumer, il avait une maladie au c½ur. Je sens la colère s'emparer de moi. Pourquoi ne m'en n'a-t-il pas causer ? Hein ? Il avait peur de quoi ? Que je le répète, que je ne puisse rien faire, que je l'engueule ?! Tristesse et colère conjuguées, je me remets à pleurer. Alex me reprend dans ses bras, il comprend ce que je ressens.

Jeudi, jour de l'enterrement. Les quatre garçons ont décidé de m'accompagner. Pour vous les décrire brièvement, Gustav est habillé d'une chemise blanche, d'une veste noire et d'un pantalon noir, tout comme Georg sauf que lui, sa chemise est noire. Les jumeaux eux ne portent qu'une chemise noire également, pas de veste. Leur pantalon est classiquement noir également. Les cheveux de Tom sont attachés, Bill n'est pas maquillé et n'a évidemment pas coiffé ses cheveux comme lorsqu'il sort. J'aurais préféré qu'il ne vienne pas, il est faible et ça me contrarie vraiment qu'il vienne. Mais têtu comme il est, lui demander de ne pas venir aurait été comme de me dire de ne pas venir moi. Autant dire impossible.

Pendant la messe, je suis placée devant le cercueil, avec la famille. Normalement ça ne se fait pas mais Alexander s'est battu auprès des « grenouilles de bénitier » (c'est comme ça que j'appelle celles qui viennent prêcher pendant des heures en disant que Dieu a forcément rappelé Matthieu dans sa maison pour une bonne raison.) La seule raison pour laquelle on a fait appel à l'église et que de toute sa famille, Matthieu était le seul à croire, un peu, en Dieu.
Après l'enterrement, nous allons directement chez moi. Ma mère, qui avait pris un jour de congé pour l'occasion, comprend que j'ai besoin d'être seule avec eux et part en ville, prétextant une course.
L'ambiance est lourde. Le silence règne, les garçons sont assis autour de la table excepté Gustav, debout qui joue avec un couteau posé sur le comptoir.
« Vous voulez boire quelque chose les garçons, demandai-je alors que ma main était posée sur la poignée du frigo.
-Non merci, répondirent Georg et Bill
-Pour moi de l'eau, s'il te plait.
-pour moi aussi,
renchérit Tom »
Je leur donne ce qu'ils désirent puis m'assois sur le canapé, un vert d'eau moi aussi à la main.
« Ca dérange si on dort ici ce soir ?
-Georg tu veux fuguer de chez Stéphane,
plaisanta Gustav.
-Non pas vraiment mais ... bon.
-Non ça ne dérange pas, répondis-je, mais Bill toi je préférerais que tu retournes à l'hôpital.
-...Ok,
répondit simplement ce dernier. »

En fin d'après-midi, on raccompagne donc Bill à l'hôpital, sans grande motivation. On retourne ensuite chez moi et, pendant le trajet, je me dis que les garçons n'ont pas grand chose pour dormir ce soir ... Je vais donc être obligée de leur dire, soit d'emprunter un truc à mon père ce qui est pour le moment écarté vu les habits, soit de dormir en calbut'. Et je sais que si je dis ça, Gustav va encore faire une tête à la con du type «^___________^ » ...
On dîne, on regarde un temps la télé, un programme bidon comme d'hab' puis on monte dans ma chambre.
« Oooooooooooooh t'en as un joli coussin, s'extasia Georg
-Qu... »
Pas le temps de me retourner entièrement et de finir ma phrase que le coussin a atterri dans ma tête.
« Désolé, j'ai pas fait exprès, se justifia se dernier un sourire innocent sur les lèvres.
-Tu te fouuuuuuuuuuus de moi ?
-Non ! »

Je me jette sur lui le faisant tomber sur le lit. Ensuite je me mets à califourchon sur lui et lui envoie des coups successifs de coussin dans la tête.
« Oula on se calme là ! Intervint Tom apparemment un peu ... étonné on va dire.
-Gmrfllll
-Pardon Georg ? Tu peux répéter, lui demandai-je amusée
-GAROUUUUUUUUUUUU ! »

Et c'est sur ce magnifique cri qui est venu de je ne sais d'où que Georg réussi à se débarrasser de mon poids et à me virer par terre
« Moi aussi je veuuuuuuuuux, s'immisça Gustav.
-Tu veux quoi encore toi ?
-Je veux jouer avec vous.
-Pas de problème !
-Vous êtes désespérant
, soupira Tom tel un adulte ayant affaire à trois gamins dégénérés. »
Après une bonne bataille avec ce qui composait AVANT mon lit, couette drap et édredon compris, et après avoir lutté comme pas possible pour qu'ils m'aident tous à ranger la chambre, Gustav et Georg sont partis se coucher dans la chambre d'amis où je leur avais préalablement installé deux matelas. Tom, lui, reste dormir avec moi.
On s'allonge tous les deux dans le lit. Il s'est mis en boxer et moi j'ai mis une nuisette noire. Mon dos est collé contre son torse et il m'encercle de ses bras. Je n'oserai pas dire que je me sens « bien » mais je me sens en sécurité on va dire. De toute façon, aucun mot n'est assez juste, à ma connaissance, pour définir ce que je ressens.
Mais ... je veux quelque chose d'autre. Sans trop réfléchir à ce que je fais, je me retourne vers lui. Dans l'obscurité j'arrive tout de même à distinguer son regard qui semble me demander ce que j'ai. Pour toute réponse je colle mes lèvres à son cou et y dépose des baisers brûlants, significatifs de l'envie que je ressens sur le moment. Je descends ensuite et m'attarde sur une de ses clavicules, passant délicatement ma langue dessus et mes lèvres. Je m'empare ensuite de ses lèvres pour lui donner un baiser comme je ne lui en ai jamais donné. A la fois fougueux, doux ... indescriptible.
« Tu es sure ... , me demande-t-il dans un souffle »
Pour toute réponse je lui souris et retire ma nuisette.
Ce soir là, je me suis unis à l'homme que j'aime. Ce soir là j'ai ressenti notre amour plus fort que jamais. Ce soir là j'ai été heureuse.


[...]
Nous voici en Janvier. Deux mois encore ont passé et à l'heure d'aujourd'hui je suis en cours. Ou plutôt, je vais y rentrer. Oui, là j'attends que la cloche sonne, devant ma salle de classe.
« Mademoiselle Karino ? »
Je me retourne pour voir qui m'appelle. C'est une femme rousse, que je ne connais pas.
« Oui, répondis-je et questionnai-je par la même occasion
-Pouvez vous me suivre s'il vous plait ? »
Je prends mon sac de cours posé à mes pieds et entreprends donc de suivre cette femme. Je suis quasiment sure de savoir pourquoi elle est venue me chercher, mais elle me le confirme avant que je ne m'assure de mon pressentiment.
« Votre petit ami a appelé. Il faudrait que vous vous rendiez au plus vite à l'hôpital, me dit-elle d'un ton compatissant.
-...D'accord, répondis-je. »
Elle m'accompagne jusqu'aux escaliers et j'en profite pour me souvenir et lui dire que j'ai quelque chose à donner à ma professeur de français, chose que je lui remets pour qu'elle lui confie. Je repasse devant toute ma classe, tout en sentant leur regard interrogateur sur moi. Regard auquel je ne prête nullement attention.
Je descends les escaliers au pas de course, une fois la porte passée je sors mon portable est compose directement le numéro de Tom.
« Tom, qu'est ce ...
-Viens tout de suite, je t'attends au troisième devant l'ascenseur. »

Il a raccroché. Il appelle pour Bill, c'est sûr. Qu'est ce qui se passe ? Qu'est ce qu'il a ? Comme lorsque j'ai reçu le faire part pour la mort de Matthieu, j'ai peur mais je veux savoir. Mes jambes courent à présent. Courent vers l'hôpital. Je traverse le grand couloir au pas de course, m'engouffre dans l'ascenseur et vois Tom comme promis, qui m'attend devant la porte.
Sans un mot on se dirige vers le service de chirurgie viscérale, une fois arrivés je prends la direction habituelle qui consiste à continuer tout droit jusqu'à la porte 204P mais Tom m'en empêche en empoignant ma main et en m'entraînant vers la gauche.
« Pourquoi il a changé de service, demandai-je de plus en plus inquiète »
Aucune réponse. J'ai de plus en plus peur. Les chambres défilent, nous sommes toujours dans le même service de chirurgie viscérale mais j'ai l'impression qu'on est arrivés à un autre stade. Effectivement, un peu avant la chambre où se trouve Bill se trouve écrit sur un panneau en hauteur « Surveillance continue ». Surveillance continue ? Son état s'est tant aggravé que ça ?
Tom m'entraîne dans la chambre 2014. En voyant Bill, j'ai un gros choc. Il porte un masque à oxygène qui émet un bruit très particulier lorsqu'il respire grâce à lui, et de nombreuses marques violacées sur ses bras dues aux innombrables prises de sang, piqûres d'EPO et médicaments pris. Mais ce qui me choque le plus, c'est voir à quel point son visage est fatigué. Ses traits sont tirés, il a de grandes cernes sous les yeux, les lèvres gercées et abîmées ...
Nous sommes 4 dans la chambre, sans compter Bill. Le groupe, et moi. Le portable de Tom sonne, et je le vois s'éloigner de la pièce en baragouinant quelque chose en Allemand. Moins de deux minutes plus tard, il revient avec une femme très belle, qui est sa mère, et leur beau-père. Je ne veux encore une fois pas m'avouer la vérité mais je le sais. C'est la fin. Au fond de moi l'espoir persiste qu'un miracle arrivera, que quelque chose se produira mais non. Je sais pertinemment que rien ne se produira.
Simone embrasse son fils et garde sa main fermement serrée dans la sienne. Les larmes coulent sur ses joues. Moi je ne pleure pas. Je dois paraître d'une insensibilité affolante. Mais je pense que c'est parce que je ne réalise pas encore.
Leur beau-père regarde la pompe administrant l'oxygène à Bill puis la désigne d'un geste de la main. D'un mouvement du poignet sec et horizontal, nous interrogeant du visage, il veut savoir si nous sommes d'accord pour la couper. Georg et Gustav acquiescent. Simone également. Tom se mord la lèvre et plisse les yeux. Mais il acquiesce aussi. Tous les regards se tournent à présent vers moi. C'est leur choix. Ils ont tous choisi de couper la pompe. Je le respecte donc et acquiesce à mon tour. Tom et moi partons donc à la recherche d'une infirmière. Nous nous harponnons avec la première trouvée car elle ne veut pas couper la pompe. C'est vrai qu'elle n'a pas le droit ... mais le fait de laisser souffrir les gens comme ça m'a toujours aberré ...
« Tu fais quoi, m'interrogea Tom en me voyant composer un numéro de téléphone.
-Attends »
« Oui, bonjour Nathalie, ici Reila. Je sais que le docteur Martinez est au bloc mais dès qu'il ressortira, pouvez vous lui dire de passer s'il vous plait ? Bill est ... mourrant. Merci par avance, je vous recontacte après, Nathalie. »
Je n'aime pas trop faire des passes-droit comme ça grâce à mes connaissances, mais y'a des fois où il faut bien que ça serve quand même.

Après être ressorti du bloc, le docteur passe donc pour voir l'état de santé de Bill. Il prend à part Simone et John et leur explique que couper la pompe n'est pas possible, car sinon Bill mourra étouffé.
Nous attendons donc. Entre temps, j'ai prévenu un ami de ma mère que je connais également bien, car il est venu me rendre visite très souvent à l'hôpital. Tom et moi on descend quelques minutes, le temps de fumer une cigarette ou deux et de parler un peu. Il a mal mais il ne me le montre pas. Je crois qu'il ne réalise pas non plus. Je ne peux pas lui en vouloir...
Lorsque nous remontons, Sydney, l'ami de ma mère, est déjà présent. En nous voyant entrer, il se tourne vers Tom et lui dit d'une voix douce et calme :
« Bonjour, Tom. Tu vois, il y a de l'air qui passe par cette pompe. On ne peut pas la couper car sinon, ton frère va souffrir. Il y a aussi de l'eau qui passe. On ne peut pas couper ça non plus car sinon, ton frère va souffrir. Et on ne lui donne pas de médicament. Car on ne veut pas le prolonger. »
-Je sais.
-Alors c'est très bien si tu sais,
continua-t-il, tu vois, moi on m'a dit que tu ne savais pas, acheva-t-il par un sourire d'une extrême douceur. »
Je lui souris également. Sydney est un homme très gentil, très posé, que j'aime énormément.
« Reila, si tu as des question, n'hésite pas surtout. Mais tu sais bien que lorsque je dis « tu » c'est « vous », bien sûr.
-Oui. Merci pour tout Sydney. »

En guise de réponse il m'adresse son éternel sourire. Avant de partir, il se penche au dessus de du lit de Bill et lui adresse un « Au revoir, Bill. » d'une voix toujours aussi calme et douce.

Et c'est deux heures plus tard que Bill nous a quittés, dans la sérénité et le calme les plus profonds.
J'ai longuement du consoler Tom, qui, à cet instant, à bien compris qu'il venait de perdre à jamais la personne à qui il tenait le plus.

Aujourd'hui, nous sommes dimanche. Bill est mort depuis un peu moins de deux jours maintenant. L'enterrement est prévu pour vendredi prochain. Un communiqué a été donné dès le lendemain de son décès à un magazine allemand pour révéler la vérité au grand jour sur leur disparition depuis quelques mois, et annoncer par la même occasion la dislocation définitive de « Tokio Hotel »
Là, je tape sur mon clavier une histoire. Une histoire pour me libérer. Une histoire qui ressemble beaucoup à la mienne, où j'ai simplement changé les personnages et quelques faits. Et là, j'en tape la fin.

J'ai des regrets. Je regrette qu'il n'ait jamais pu revoir son pays avant de mourir, je regrette de ne pas avoir pris conscience de son état et de lui avoir dit « Oui, je reviendrai te voir ce soir », et de n'être jamais revenue, pensant qu'on avait encore "le temps", qu'il ne m'ait plus revue en étant conscient avant de mourir, je regrette de ne pas l'avoir connu avant, plus longtemps, je regrette de ne pas avoir partagé assez de délires avec lui ... tant de choses.

Tout en tapant cette fin, je m'interroge sur le fait de l'existence de Dieu. Et je me dis qu'il vaudrait mieux pour lui qu'il n'existe pas, car, s'il existait, sa conscience devrait le faire horriblement souffrir.
Je me demande également pourquoi faut-il que ce soit ceux qui n'ont jamais rien fait de mal dans leur vie qui finissent de la pire façon.

Tant de questions à jamais sans réponse.

La vie continue. Sans lui. Mais elle continue. On continue sans lui.

Moi, je préfère dire que j'ai connu un ange, plutôt qu'un fils de Dieu. Un ange qui m'a été repris, un ange qui a perdu ses ailes en même temps que sa vie. Un ange qui m'a laissé un autre ange. Mais un ange qui a lui aussi perdu ses ailes : son frère, Tom Kaulitz.



___________________________________________________________________________

Et voilà, voici la fin de ma fiction

Edit : j'ai changé deux trois choses car j'ai remarquéque j'avais fait des fautes énormes dans ce dernier chapitre, que ce soit des fautes de co njugaison, des oublis de mots ... bref j'ai changé deux trois choses mais rassurez-vous, rien qui ne change le sens de l'histoire ;)

Je l'écris depuis deux heures du matin, je viens juste de me rendre compte que ça fait un peu plus de 5 heures que j'écris !

J'avoue avoir eu un peu de mal à trouver mes mots, d'ailleurs certaines choses me déplaisent mais bon ... il est impossible d'arriver à la perfection, pour moi.

J'espère qu'elle vous aura plu.

Je vous remercie de l'avoie lue, à travers, je me suis sentie écoue par quelques personnes, peut être mieux que je n'aurais su expliquer ce que je ressens sur msn ou par téléphone.

EDIT 2 : Merci à tous !! Le fait que vous pleuriez lorsque vous avez lu ma fic ça me fait plaisir, d'une part car je me dis que j'ai réussi à transmettre les émotions que je souhaitais, et d'autre part ça me rend triste car ... j'aime pas qu'on pleure XD Non plus sérieusement c'est pas pour ça mais bon ...
Sinon ... MERCI A TOUS !



Merci !





EDIT 3 : (décidemment j'en finirai jamais XD)

Expéditeur : une lectrice
Rédigé le : Mardi 16 janvier 2007 à 21:29
Article associé : S U I T E___E T___F I N
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Commentaire : J'ai trouvé ton histoire très, originale et très émouvante surtout la fin. Mais c' est un peu perso comme question mais est-ce que tu as eu un proche malade pour décrire autant bien la maladie?

Oui, la personne qui m'a élevée quand j'étais petite (ce n'est pas un de mes deux parents) a eu un cancer, du pancréas plus précisemment, c'est pour ça que je me suis sentie dans mon élément pour décrire cette maladie.

Pour "une Fan de Tokio Hotel" : Déjà pour 'lavis global, ne t'inquiète pas je ne t'en veux pas, c'est vrai que j'aime aussi moyennement couper ma lecture pour laisser des commentaires et même si je le fais quand même je comprends XD
Pour ta question, ça touche un peu à l'épilogue que j'ai faite. Je ne l'ai aps mise en ligne car les avis étaient partagés, donc en fait je l'ai envoyée à ceux qui la désiraient via mail et voilà. Si tu la veux, préviens moi, ou sinon spoil à surligner si tu veux juste avoir la réponse à ta question ==> Tom reste effectivement avec Reila, seulement, la douleur était vraiment trop forte et il finit par céder à l'appel du suicide. Il n'y a pas que ça dans l'épilogue, mais je mets juste la réponse à ta question ^^. Si tu veux l'épiogue, préviens moi.
S U I T E___E T___F I N

# Posté le dimanche 14 janvier 2007 01:32

Modifié le mercredi 29 août 2007 12:44