Chapitres 5 et 6

Chapitres 5 et 6
« Simone ! Ca va ? »
« Mh, oui ça va bien, mais on a eu de gros soucis à l'aéroport ... il y a eu un crash d'avion et du coup c'était la panique ... »
« Merde ! C'était un crash où ? »
« J'en sais rien ... mais ça a énormément touché Tom, j'ai eu un mal énorme à le faire monter dans l'avion ... Même la pensée de vous revoir tous ne l'a pas décidé tout de suite. »
« Le pauvre chéri ... » dit l'ami de Simone dans son accent si prononcé.
Adriel se retourna d'ailleurs pour voir où le petit montre se planquait. Il était dans les bras d'Alejandro, qu'il connaissait depuis qu'il venait ici, à Acapulco. Arrivés de nuit, ils partirent directement se coucher, Simone dans le petit bungalow qu'elle avait l'habitude d'occuper, et Tom chez Alejandro. Ils avaient du temps à rattraper. Tom se plaça à la fenêtre, et observa la vue qui s'offrait à lui. Rien à voir avec son Paris bétonné et aux appartements et voitures indénombrables. Là, il pouvait observer à sa guise plage au sable clair, eau cristalline et palmiers parsemant la plage comme un ciel tâché d'étoiles. En tournant la tête sur le côté, il pouvait observer les appartements qui s'étendaient en arc de lune autour de la plage, les voitures de la simple route aux pieds de ceux-ci, juste avant que la plage ne commence, et même une partie de la montagne qui surplombe l'arrières des immeubles et appartements. C'était magnifique. Vraiment.
« Ca a du te manquer tout ça, hein ? » lui demanda Alejandro en lui caressant les cheveux.
« Oui beaucoup. » répondit Tom en souriant, sans déporter ses yeux du panorama s'offrant à lui.
« Ca te dirait pas d'aller te coucher ? » demanda cependant Alejandro. « Il est tard et avec le décalage, tu vas pas tenir. »
Tom acquiesça. Il voulait avoir assez dormi pour pouvoir aller a marché le lendemain, et revoir les personnes qu'il avait abandonné quelques années auparavant.

« Hé le monstre ! »
Tom grogna et s'enroula de plus belle dans sa couette. Alejandro, face à ce spectacle, décida de passer directement aux choses sérieuses.
« Héééééééé ! Lâche moi ! » ordonna Tom
Mais rien à faire, ça n'incitait Alejandro qu'à tirer de plus belle sur la cheville du petit garçon. Quand enfin ils furent debout, ils se rendirent comme prévu au marché. Pour Tom, voir le marché c'était comme retrouver des sensations perdues et oubliées. Les épices l'enivraient et de plus, il ne tarda pas à revoir les premières personnes de ses souvenirs. Les retrouvailles furent chaleureuses, les compliments sur son espagnol qu'il avait conservé fusèrent, les c½urs commençaient déjà à s'emplir de souvenirs inoubliables. Tom obtint d'ailleurs l'autorisation de quitter le marché avant la fin des courses, pour rejoindre ses copains, sûrement sur la plage. Il traversa la Grande route, puis partit en courant vers la plage, le c½ur léger. Il courait dans le sable, vers les rochers, et il avait encore une grande distance à faire. Ses jambes commençaient à s'épuiser quelque peu, mais ne ralentissaient pourtant pas, supportant les envies du c½ur de Tom plutôt que la douleur. Bientôt, il vit se dessiner la silhouette de ses amis et son c½ur s'emballa. Il pensa que, peut être, ces derniers l'avaient oublié, remplacé ou quelque autre chose saugrenue. Cependant, ses doutes s'effacèrent bien vite lorsque, se retournant, un d'eux cria :
« Hé ! c'est Tom !! Venez ! »
Tom vit son sourire s'étendre incroyablement, avant de faire un dernier effort en courant vers ses amis, qui faisaient de même vers lui. Tous se jetèrent sur lui, et le pauvre Tom se retrouva bien vite submergé par le poids d'au moins 5 personnes. Non loin de là, à simplement quelques mètres, un petit garçon se tenait en retrait, un simple sourire fendant son visage, les yeux rivés sur ses jambes en tailleur.
Pour Tom, les questions en Espagnol fusèrent. Il avait du mal à tout comprendre, car ça faisait tout de même longtemps qu'il n'avait pas pratiqué la langue. Il tentait de répondre à tout, mais dès qu'il apportait une réponse à une question, une autre survenait, à sa grande joie. Ses copains ne l'avaient pas oubliés, et se réjouissaient de le voir revenir ! Tout en se dirigeant vers leurs rochers sacrés, Miguel lança :
« Au fait, faut qu'on te présente quelqu'un ! Tu le connais pas, il est arrivé quand t'es plus venu ... alors tiens, Tom, je te présente Bautista. » dit-il, tout fier.
L'intéressé esquissa un sourire timide en direction de Tom. Tom, lui, lui en rendit un plus franc, et le prit rapidement dans ses bras. Bautista fut surpris par cet élan soudain d'affection, mais ne repoussa cependant pas son homologue. Mais si Bautista faisait partie de la « bande » avec ses amis, c'est que c'était obligatoirement quelqu'un de bien.
« Hé Tom, tu te débrouilles bien en Espagnol toujours n'empêche ! » lança Pedro.
« Ouais ma mère et moi on cause des fois en France, mais quand vous causez tous en même temps j'avoue que j'ai du mal à suivre ! » rit-il. « Et puis en plus, c'est pas simple parce que j'ai commencé à apprendre une nouvelle langue. » continua-t-il.
« Quoi ??! » demandèrent-ils tous, intrigués.
« L'Allemand. On en a un peu en CM2, et ça sera ma première langue l'année prochaine, au collège. »
« Ben si tu veux, cause avec Bautista pour t'aider ! Quand il est arrivé il causait que ça, mais il a vite appris l'espagnol quand même, il est doué ! »
A cette phrase, Tom se tourna vers Bautista et lui demanda s'il était Allemand.
« Germano-espagnol » répondit-il simplement.
Décidément, ce garçon était bien timide.


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chapitre 6

« Euh, tu baves là Tom ... »
« Non mais, vous avez vu ça ?! » s'extasia Tom
« Ben ... ouais. Tu veux la même chose ? »
« Grave ! »
« Je sais pas si on peut te faire ce genre de trucs ici ... »
Tom réfléchit quelques secondes, puis se dit que ce genre de coiffure ne devait pas se faire partout, et qu'en plus, ça devait tout de même être onéreux.
« Qu'est ce qui se passe ? » demanda Bautista qui semblait émerger de sa bulle.
« Tom il veut un truc qui ressemble à des serpents sur la tête. Comme ta chose mais en plus gros ? »
« Ma chose ? Ca ? » demanda le petit garçon en sortant une longue dreadlocks de sa chemise
« OUIIIIIIIIIIIIIIIIIII !! » hurla Tom en se jetant sur lui.
Bautista se mit à rire, ce garçon était vraiment d'un spontané attendrissant.
« Ecoute. » commença timidement Bautista. « si tu veux, je peux t'en faire. Mais avant faut attendre une petite semaine. Et, t'as du savon de Marseille chez toi ? »
Tom réfléchit quelques secondes, les sourcils arqués, pour finir par répondre :
« Non. »
« Bon, ben je t'en passerai en fin d'après midi, et faudra que tu te laves les cheveux tous les jours avec. »
« Heu d'accord. » approuva Tom que cette idée laissait cependant perplexe.
« C'est pour que tes cheveux deviennent secs c'est mieux pour les dreadlocks. » répondit Bautista comme s'il avait deviné les doutes de Tom.
La journée se déroula dans la bonne humeur, les garçons se retrouvèrent tous comme avant, s'amusant avec toute leur insouciance retrouvée. Entre temps, Tom passa rendre visite à sa mère, pour lui dire qu'il rentrerait un peu plus tard que d'ordinaire car il allait chez un nouvel ami, prendre du savon de Marseille. Celle-ci ne comprit pas bien, mais laissa faire.

« Bon, par contre fais gaffe, mon père est un peu allumé ... » prévint Bautista
Bautista entra prévint son père de la visite de Tom, suivit de près par ce dernier. On ne voyait de son père que son postérieur qui dépassait du buffet, sûrement occupé à chercher quelque chose. Il salua cependant Tom sans relever la tête de son buffet, et demanda :
« Tu peux me ramener une bière à boire aussi s'il te plaît Bill ? »
« Papa ! »
« Bill ? »
Tom ne comprenait rien. Bill ? Bautista ?
Le jeune garçon revint précipitamment, en déposant la bière de son père sur la table, et tira Tom par la manche, jusqu'à le mener à sa chambre.
« Bill ? Bautista ? »
Le petit garçon rougit, puis lui expliqua :
« Avant que j'arrive ici, on me traitait de 'sale Américain', car soi disant Bill ça sonne Américain ... alors pour pas que ça recommence j'ai demandé à prendre un nom qui sonne plutôt latino. »
« Bill ça te va mieux. » répondit simplement Tom. « Et puis de toute façon, demande à n'importe qui, Bill c'est aussi Espagnol ... »
« Et Tom c'est quoi ? » demanda simplement Bill.
« J'sais pas c'est quoi ! » répondit Tom en riant.
Les deux petits garçons rirent un moment, jusqu'à ce que Bill lui propose de lui montrer sa chambre. Tom accepta, constatant à quel point il s'était détendu depuis qu'il lui avait révélé son véritable prénom.
Tom trouva la chambre de Bill particulièrement à son goût. C'était un peu le foutoir, mais c'était sympa. Des photos de lui et de ses amis s'étalaient sur les murs, des CD jonchaient chaque meuble, des vêtements étaient étalés, voire affichés de toute part ... oui, réflexion faite, c'était le bordel qui inspirait à Tom un bon sentiment de cette chambre.
Sans prendre plus Tom en compte que ça. Bill se dirigea vers le grand miroir en grande partie facteur de lumière, et attrapa un crayon, qu'il commença à passer sous ses yeux.
« Tu fais quoi ? » demanda Tom innocemment.
« Je me maquille. »
« Ah d'accord. »
Bill parut étonné.
« Ben, c'est bizarre la plupart du temps les gens me disent que c'est pour les filles ! »
« Ben j'en sais rien moi. » se défendit Tom. « Pis si t'étais aussi sûr de ma réponse, pourquoi t'as commencé à faire ça devant moi. »
« J'en sais rien. » répondit simplement Bill. « T'as l'air assez tolérant comme garçon alors bon ... »
« Parce qu'en fait tu fais ça que quand tu vois pas tes amis c'est ça ? »
« Oui. »
« C'est nul ! » s'exclama spontanément Tom.
Bill releva vers lui des yeux aussi interloqués qu'interrogatifs. C'est pour ça que Tom se sentit obligé de préciser :
« Si t'aimes te maquiller ben vas y. Si les autres te jugent, tant pis. Sois toi même car la normalité est propre à chaque personne ... tout comme tes calcifs ! »
Bill écarquilla les yeux suite à la dernière phrase ...
« ... c'est ma mère qui me dit tout le temps ça. »
...et éclata de rire. Ce gars, c'était n'importe quoi. Mais il avait raison. Il continua donc à maquiller son deuxième ½il.
« Tom ! Arrête de me fixer ... tu m'déconcentres et je vais m'en mettre partout ... »
« Ben c'est pas de ma faute j'veux juste voir comment tu fais ! »
« Ben maquille moi pendant que t'y es. » rit Bill.
« Je peux ?? » demanda l'intéressé avec des yeux brillants.
« Euh ... »
Le moins qu'on puisse dire, c'est que Bill ne s'attendait pas à une telle réaction. Mais après tout ...
« ... Pourquoi pas ? »


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Voilà, deux chapitres car j'ai fait attendre longtemps tout de même ... J'espère que ça plait toujour en tout cas, mais je vais essayer de mettre assez souvent les chapitres pour qu'on ne s'éternise pas trop sur l'enfance ( total : 17 chapitres)

Pupuce ! (Wi moi c'est TCHOUPETTEU pas pupuce comme t'm'as appelée hier wow XD) : je parlais du numéro de LFDJNCPLNMEFS XDDDD

BisouuuuuuuuuuS

# Posté le lundi 01 octobre 2007 01:16

Modifié le lundi 01 octobre 2007 01:49

Chapitres 7, 8, 9 et 10

Chapitres 7, 8, 9 et 10
Chapitre 7


Bill s'assit sur son lit, et ramena une chaise devant lui, pour que ça soit plus confortable. Ben oui ... apparemment, Tom n'avait jamais maquillé personne, et ça risquait de donner un résultat assez clownesque, alors autant maximiser ses chances ...
Tom s'assit, rapprochant la chaise au maximum du lit, et écartant les jambes à la limite du possible. Il continua ce que le jeune androgyne avait débuté, avec une agilité qui le déconcertait lu même. Le petit bout de langue qu'il sortait de temps à autre amusait énormément Bill, le faisant bouger malgré les plaintes de Tom. Une fois son travail achevé, Tom somma Bill d'aller voir dans le miroir, et celui ci ne put que rester stupéfait face à ce qui se présentait sous ses yeux.
« Tom t'as trop bien fait ça ! »
« Ouais ... ben ça me rappelle la peinture que je faisais quand j'étais petit. »
« Surtout que maintenant t'es très grand... »
« J't'emmerde. »
« C'est tellement joli comme phrase » le nargua Bill.
Après quelques moments, Tom proposa à son nouvel ami de venir dîner et manger chez lui. Ce que Bill accepta. Mais fallait encore convaincre son père. Il quitta donc la chambre, et revint quelques instants plus tard, l'autorisation de son père en poche. Tom ramena donc, tout fier, Bill chez lui pour le présenter à sa maman.

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Chapitre 8


« J'y vais Papa ! » déclara Bill en enfilant ses chaussures.
« Au revoir Monsieur. » dit Tom.
Un bruit fracassant se fit entendre, et les deux jeunes pré-ados se retournèrent d'un coup, cherchant la cause de ce bruit. Tom vit, et baissa les yeux en direction du verre brisé qui gisait à présent au pied de la table basse. Son visage fut pourtant bien vite relevé par une main étrangère et Tom se heurta à un regard effrayant. Son regard lui-même se remplit de peur tandis qu'il le dégageait sur le côté.
« PAPA ! »
Bill s'agrippa à Tom en le tirant par l'arrière, forçant son père à lâcher prise.
« Je ... Bill, tu restes ici ce soir. »
« QUOI ? Non ! »
Un silence ... puis deux, puis trois ...
« D'accord vas y. »
Bill lança un regard furieux à son père, puis saisit le poignet de Tom pour vite le faire avancer. De peur que son père ne redevienne lunatique. Ils arrivèrent un petit quart d'heure plus tard, ayant presque oublié l'incident.
« Maman ! J'ai ramené un copain à la maison. »
Simone se retourna, et son sourire disparut quelque peu. Mais ça, y'a que son fils qui sait le remarquer.
« Oh ... c'est pas grave. » entama-t-elle. « Par contre Bill dormira avec toi ce soir, j'ai pas envie de sortir le matelas. Surtout que ... »
« Maman, comment tu sais qu'il s'appelle Bill ? »
« Je ... Je connais son papa. » commença-t-elle. « Je l'ai croisé au marché, et on a sympathisé ... il m'a dit qu'il avait un fils, Bill, avec des cheveux noirs lui tombant dans le dos ... et comme c'est peu courant j'ai pensé que ... voilà. »
Tom se persuada que ce que sa mère lui débitait été vrai, mais au fond, il savait très bien quand sa maman mentait. Sauf qu'à lui, elle ne lui avait jamais fait. Et elle lui avait promis de ne jamais lui mentir. « Toujours, toujours mon chéri, dis moi la vérité, je veux qu'entre nous jamais il n'y ait aucun secret, je veux pouvoir tout partager avec toi et que tu puisses tout partager avec moi. » Tout ça c'était des ... conneries. Des grosses conneries. C'était peut être excessif de s'emballer ainsi, mais Tom se sentait blessé, et, n'ayons pas peur des mots, trahi. Sentant les larmes lui monter, il courut vers la salle de bains et s'y enferma à doubles tours. Simone courut à ses trousses, mais se heurta à la grande porte d'un blanc immaculé. Son petit ange se trouvait derrière. Il fallait absolument qu'il lui ouvre. Qu'avait-elle donc fait ? Elle ne se priva d'ailleurs pas pour lui demander, mais ne se heurta qu'à des paroles, ciselant son c½ur de leurs lames aiguisées.
« T'es qu'une menteuse, UNE MENTEUSE ! » hurla Tom entre deux sanglots
« Tom mon c½ur, ouvre moi ! »
« NON ! Non je t'ouvrirai rien ... Je ... J'TE DETESTE ! »
Simone sentait elle aussi les larmes lui monter, encore plus lorsqu'elle entendit un vacarme sourd provenant de l'intérieur, et son fils pleurer de plus belle. Elle s'acharna sur la poignée quelques instants, puis, dans un éclair de lucidité, se dirigea vers la cuisine. Elle revint aussi vite qu'elle put avec un couteau et réussit à déverrouiller la porte assez rapidement. Le miroir était brisé en un nombre incalculable de morceaux, se répandant comme une pluie d'étoiles tranchantes sur le sol, le marbre froid d'une des tablettes n'était pas en meilleur état, et un des tiroirs était lui aussi brisé, tout comme ses encablures. Mais Simone n'y prêta aucune attention, tout ce qu'elle vit et voyait à cet instant, c'était son fils. La joue éraflée de son fils, les larmes de son fils, les gémissements de son fils. Simplement la douleur de son fils. Elle se laissa tomber à terre, et prit le corps de son fils contre le sien, le serrant jusqu'à l'agonie. Tom se débattait comme il pouvait, mais quelque part, il ne voulait pas quitter l'étreinte de sa mère.
« Mon c½ur ... je t'aime, tu es tout ce qu'il me reste, mais c'est tellement pour moi ... si j'avais obligatoirement du perdre tout ce que j'ai perdu pour t'avoir, j'y aurais renoncé tout de même, sans une once de remord ... je te promets qu'un jour je t'expliquerai tout, mais pour le moment ni toi ni moi ne sommes prêts. Je t'aime mon ange, je t'aime. »
Tom se sentit régresser quelques années en arrière, il s'accrocha au coup de sa maman, et pleura comme le petit enfant qu'il était finalement peut être toujours, se serrant contre elle de la même manière qu'il l'aurait fait a 6 ans. Et comme s'il avait 6 ans, Simone se releva, son bébé dans les bras, et le berça doucement avant de quitter la pièce. Toujours de la même manière, elle revint à la cuisine, et découvrit un spectacle des plus étranges.
« Heu, Bill ? Mais qu'est ce que ... »
« Nan, celui d'au dessus, tout à gauche. » la coupa Tom entre deux hoquets.
Bill s'exécuta, ouvrit le placard et en sortit un plat. Il redescendit de sa chaise, puis le plus naturellement du monde, y mit les pâtes qui venaient d'échapper à une carbonisation certaine, grâce à lui.
« Oh, merci. » lâcha Simone qui comprit.
Bill répondit par un « de rien. » timide, puis, sans tenir compte du fait que Tom pleurait, proposa qu'ils se mettent à table.

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Chapitre 9

« Niaaaaaaaaaaaaaaaah ! »
« Eh bien ! Ca sortait du c½ur ça ! » commenta Simone en riant.
« J'ai trop mangé Madame. » répondit simplement Bill. »
« Simone, s'il te plaît. » dit-elle dans un sourire. « Bon les garçons, qu'est ce que vous voulez faire ? »
« Manger ! » répondit Bill spontanément.
« C'est pas possible ! T'avales tout ! t'es ... une décharge publique ! No limit. »
« Woué ! » approuva Bill.
« Bon les monstres, j'pense avoir deviné que vous allez vous caler devant la télé, ou autre part d'ailleurs, mais que j'vais vous apporter de quoi ne pas dépérir c'est ça ? »
« Ouais, enfin, pour pas que Bill dépérisse plutôt ... »
« Ta bouche Tom, toi aussi t'as encore faim en plus. »
« N'importe quoi ! »
Et c'est à ce moment précis que l'estomac de Tom se manifesta, émettant un râle de protestation, comme s'il entendait la conversation qui se déroulait.
« Ah pardon, ton ventre a faim. » fit mine de corriger Bill.
Finalement, les deux garçons finirent par s'affaler dans le canapé, devant une série dont ils ignoraient tout. Simone leur apporta une part du gâteau confectionné dans l'après-midi, et vint les rejoindre sur le canapé, serrant Tom contre l'accoudoir malgré ses protestations. Au fur et à mesure que l'on avançait dans le temps, Bill fatiguait, puis se laisser doucement reposer contre Simone. Ce contact la rendait heureuse, autant qu'il la blessait, à vrai dire. Une vingtaine de minutes après que Bill se soit complètement endormi, Simone proposa à Tom qu'ils aillent se coucher. Il acquiesça et, tout en douceur, Simone amena Bill jusqu'à la chambre et jusqu'au lit. Elle ne le déshabilla pas, mais prit simplement la peine de lui retirer sa ceinture, pour que ça ne le gêne tout de même pas trop. Son fils se coucha à ses côtés. Elle vint l'embrasser tendrement, puis partie, aussi rapidement qu'elle était venue.

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Chapitre 10

« Bill ? Bill ! »
Bill émergea en grognant. Ce n'est que quelques secondes plus tard qu'il se rendit compte où il était, et non pas dans ses draps tout propres.
« Tom ? Je ... j'me suis endormi ? Merde ! »
« T'inquiète pas, c'est pas grave. »
Tom se leva, et s'approcha de son sac de voyage, qui traînait non loin. Il en extirpa un pantalon, et de ce pantalon, il sortit un paquet de cigarettes.
« QUOI ? Tu fumes ?! mais t'as quel âge ?! » s'offusqua Bill.
« J'ai 11 ans et oui je fume. » répondit Tom le plus calmement du monde.
« Ca aussi, c'est nul. » se renfrogna Bill.
Tom ne put qu'acquiescer, mais monta sur le rebord de la fenêtre, et fuma tranquillement. Ce tableau étonnait franchement Bill. Voir ce garçon qui lui apparaissait comme si doux, si gentil, si insouciant surtout ...
Cependant, l'ambiance se détendit relativement rapidement, laissant place à une conversation se composant de rires et d'anecdotes en tout genres.
« Au fait, j'viens de penser à un truc ... pourquoi tu 'mas réveillé ?? »
« T'es long à la détente dis donc ! » lui fit remarquer Tom. « Parce que tu bougeais bizarrement et que tu me donnais des coups de tête ... »
« Des coups de tête ? »
« Ben ouais ! »
« J'suis débile c'est pas possible. »
« Oui. »
Bill répondit par une rafale d'oreillers, et comme vous l'aurez deviné, c'est ainsi que la bataille débuta. Ou plutôt la guerre, vu le bordel engendré ...

________________________________________________________________
Oui oui, quatre chapitres !
Un petit RTL s'impose pour élucider cette fort étonnante chose.

Je vous explique, j'ai une crève internationale, une tension à monter au plafond, et cette nuit j'ai fait une nuit de douze heures, sachant que douze, ça se rapprocherait plus de nombre d'heures de sommeil que j'accumule en une semaine XD
Et bon, il y a ... oui, à peine un quart d'heure, je suis repartie m'allonger. Je me sentais repartir vers le sommeil lorsque j'entends mon portable qui sonne U_U


"Putain je vais détruire le boulet qui m'envoie un SMS alors que j'allais m'endormir è_é T_T"

Je prends le portable, j'ouvre ...
...
...
...

"Tatafer ....................... BEN CA M'AURAIT ETONNE AUSSI TIENS XD"

"Kikou tchoupeteuh ! Comment va ta crève internationale ?"
"Ben ça allait tranquille XD"
"Moi je sors d'une heure 30 d'histoire où le prof .............." (j'enlève les phrases à caractère pornographique, et pour preuve, un des mots qui suit commence par "cul" XD) [putain j'suis encore plus con quand je suis malade XD]
"Bon sinon je suis une droguée de LaFee j'ai acheté son album lundi et j'l'écoute en boucle, entrecoupé par TH lol"
"Tout le monde me cause du nouvel album de LaFee ptêtre faudrait que je l'écoute O.O"
"Au fait j'espère t'es pas en cours !"
"Noooooooooon j'étais pas en cours, j'étais dans mon lit T_T"
"Bon allez j'te laisse, si t'as plus beaucoup de crédit garde le ...Bisuhu ! ^^ J'te liebe"
Ahhhhh c'est mignon >< Bon allez j'lui pardonne de m'avoir réveillée presque XD"
"(mais tu l'dis pas hein ?!? lol)"
" ...... J'vais faire un article sur mon blog *-* XDD"


Autre chose, je sais que tout le monde s'en fout, mais une fios que je suis mancée dans les RTL, j'suis pas du genre à arrêter XD
J'suis dans ma Rammstaphase, comme le dirait un certain jeune-homme ...
A savoir que depuis trois jours, tous les albums que j'ai d'eux tournent en boucle ...

Avec mes petits coups de coeur pour Adios, Mutter, Küss Mich, Benzin, Wolt Ihr das Bett in Flammen Sehen, Links, Sonne, Seeman,Ohne Dich, Feuer Frei, Reise Reise, Zwitter.


Laure m'avait dit que Rosenrot était elui qu'elle préférait le moins, et j'avoue que j'suis d'accord ... Stirb nicht vor Mir est magnifique, J'adore l'instru de Te quiero Puta!, idem pour Feuer und Wasser ... Mais dans l'ensemble, je préfère tout de même les auters albums, avec la palme d'or pour l'album "Mutter".

Et puis, ce que j'admire chez ce groupe, c'est que leurs albums ne mentent pas *o*
C'est à dire que les versions live, snt I-DEN-TIQUES aux albums, niveau son.

J'avoue par contre que ça me pète le boule les gens qui disent "AH ! Ca y est, tu lâches ENFIN ton groupe de pédés pour aller vers un groupe qui a vraiment du talent ..." C'est sans commentaire. Ou plutôt, si. Tokio Hotel n'est certainement pas au niveau de Rammstein, aussi bien du niveau de la performence instrumentale qu du niveau de la profondeur des textes, (ex. ici ...) mais merde regardez l'ancienneté de Rammstein et comparez avec celle de Tokio Hotel, et laissez leur autant d'années qu'à Rammsten pour faire leurs preuves !

Bref, j'vais arrêter vec Rammstein, parce qu'à mon avis les gens qui viennent ici sont plus intéressés par Tokio Hotel .....


A bientôt la populasse ^^

# Posté le mercredi 03 octobre 2007 05:29

Modifié le vendredi 05 octobre 2007 17:56

Chapitres 11, 12 et 13 + 14, 15, 16

Chapitres 11, 12 et 13 + 14, 15, 16
Chapitre 11

« Ah ! Ca fait mal ! PUTAIN BILL ! »
« Ta bouche. » répondit l'intéressé de sa petite voix fluette.
C'est vrai, ça faisait mal. Très mal. Beaucoup plus mal que Tom ne l'avait imaginé. Bill passait et repassait le peigne sur ses cheveux, et à chaque va et viens, Une profonde douleur se propageait dans la tête du petit garçon. Encore plus lorsque Bill remontait le n½ud à la racine. Ses amis riaient bien de la situation, mais Tom, lui, ne riait pas du tout. Il avait plus envie de pleurer qu'autre chose. N'empêche, ça commençait tout de même à prendre forme. Plus que quelques mèches, et la tête serait finie. Il avait très mal, mais la perspective du résultat l'enjouait totalement. Et puis de toute façon, il n'allait pas demander à Bill d'arrêter, alors qu'il restait simplement quelques mèches. Il aurait eu l'air stupide, avec sa têtes remplie de dreadlocks, mais avec ses trois mèches lisses qui se battent en duel, de surcroît. Il souffrit encore quelques minutes, puis son martyre s'acheva enfin. Il était fier du résultat, tout autant que Bill. Il ne cessait de tourner et de retourner la tête devant la glace, comme un pantin désarticulé. Ce qui faisait rire tout le monde. Pour remercier Bill, il ne trouva pas autre chose que de lui sauter au cou, en les faisant tomber à terre, sous les éclats de rire de tous. D'ailleurs, Bill avait « avoué » à ses amis, son véritable prénom. A sa grande surprise, ils réagirent comme Tom, trouvant ça stupide, mais sans porter de jugement blessant.
« Hé les gars ! J'ai une idée ! »
Tom craignait le pire. Les idées de Julio n'étaient pas forcément les meilleures à suivre.
« Ca vous dit pas qu'on va à Quebrada ?? »
Quebrada ... il avait perdu la tête ou quoi ?
« Non. » répondit simplement Bill.
« Pourquoi non ? » demanda Julio, déçu.
« Ca m'fait peur. » répondit simplement le jeune garçon.
« Alleeeeeeez ! » insista Julio. « Ou sinon on a qu'à voter. Comme on est 7 c'est bien ! »
Tom hésitait. Quebrada lui faisait à lui aussi très peur, mais quelque part ça l'attirait. Cependant, lors du vote, il préféra voter 'non'. Joan les suivit, lui et Bill, mais malheureusement, la majorité était tout de même contre eux. Ils iraient donc à Quebrada ce soir, malgré le stress apparent de Bill. Tout avait été orchestré à la notre près. Ils se retrouveraient, cette nuit, à 3 heures pile sur leur rocher de la plage. Ensuite, ils se dirigeraient vers le rocher de la Quebrada, et feraient ce qu'ils avaient à faire.

« Boooon, il fait quoi Bautista là ?? »
« Il s'appelle Bill ! » corrigea Tom.
« Oui ben désolé, mais moi ça fait trois ans que je l'appelle Bautista quoi ... » se défendit Julio.
« Il va venir vous pensez ?? » demanda Uriel.
« J'sais pas ... il avait vach'ment peur tout à l'heure ! » répondit Leal.
« Taisez vous il arrive ! » coupa court Julio.
Et effectivement, Bill arrivait. L'air pas très rassuré, et pas pressé non plus, mais il arrivait tout de même. Ils étaient tous en maillot de bain, de toute manière les nuits à Acapulco sont loin d'être froides.
Ils ne marchèrent pas très longtemps, à peine une dizaine de minutes, et arrivèrent au grand rocher. C'était parfait, ils étaient tous partis faire la fête, même ceux qui trainassent là d'ordinaire. Bill s'approcha craintivement du bord, et baissa la tête. Une pâleur monstrueuse vint se peindre sur son visage. Non, il ne sauterait pas, c'était la seule chose de sûre de la soirée. Il sentit une main sur son épaule et se retourna violemment. Dans a précipitation, il perdit l'équilibre et manqua de tomber en arrière. Mais par chance, Tom eut le réflexe de le tirer du plus fort qu'il put, ainsi, Bill fit une chute, certes, mais sur Tom, et non pas sur un rocher pointu qui l'aurait dépecé.
« Bill tu m'écraaases ! » geint Tom.
A son grand étonnement, Bill ne se releva pas, il s'affala même un peu plus sur son ami en s'agrippant à ses épaules. Tom ne comprenait pas.
« Qu'est ce que t'as ? » demanda-t-il simplement.
« J'ai ... cru que t'allais m'pousser ... » répondit Bill difficilement.
Derrière, ils riaient tous de la peur de Bill. Et Tom commençait sérieusement à saturer de leurs conneries.
« CA SUFFIT ! VOUS ETES COMPLETEMENT DEBILES ! SI VOUS VOULEZ JOUER LES CLAVADISTAS PROFESSIONNELS, LIBRE A VOUS, MAIS MOI ET BILL ON SAUTERA PAS ! » balança-t-il, usant tout l'air que ses poumons contenaient et même plus.
Tous étaient médusés par l'ampleur de la voix de Tom, et n'osaient plus dire mot. Seul Julio reprit son sang froid et s'avança témérairement au bord de la falaise. Les quatre autres le suivirent, se plaçant à ses côtés pour observer la future scène.
« J'ai peur ... » souffla Bill comme pour lui même.
Tom l'avait entendu, mais ne répondit rien. Lui aussi avait peur. Bill avait un mauvais pressentiment, il le ressentait, et il ressentait le même également.
Julio s'étira quelque peu, sourit victorieusement et sauta. Son cri retentit en échos jusqu'à ce qu'il touche l'eau, dans le plus grand « PLOUF » que personne n'ait jamais entendu.
« PUTAIN ! »
« IL L'A FAIT ! »
« OUAH IL EST TROP SUPER ! »
Ils s'extasiaient tous à coup de phrases telles que ça. Tous sauf un. Tous sauf Alvaro. Alvaro était un petit garçon muet, pas sourd, juste muet. Il semblait ne jamais s'amuser, et faisait parfois un peu peur à cause des expressions de son visage. Pendant que les trois compères s'extasiaient sur l'exploit de leur ami. Alvaro, le visage impassible, leva simplement le bras, en direction d'un point donné. Tom s'approcha timidement, Bill accroché à son bras. Il s'avança à la limite de la falaise, à la limite de la barrière personnelle qu'il s'était fixé, et tenta de déceler ce qu'Alvaro montrait.
« MERDE !! »

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Chapitre 12

Tom avait le souffle coupé. Sa bouche s'ouvrait et se refermait à intervalles réguliers, mais n'arrivait pas à décrocher un seul mot, à part celui qu'il venait de prononcer. Bill, lui, ne regarda pas mais comprit instantanément, vu l'état de son ami. Alvaro ? Le visage fermé, seul son corps tremblant exprimé sa crainte. Les trois autres, ils étaient toujours en train de s'extasier. Leurs cris retentissait comme des lames déchirantes à travers la nuit.
« MERDE MERDE MERDE !! » articula Tom en se laissant tomber en arrière. La tête entre les mains. « MAIS VOUS ÊTES VRAIMENT TOUS CONS PUTAIN ! » hurla-t-il finalement. Les cris d'admiration cessèrent, et un seul, Leal, eut la décence d'esprit de regarder au bord. N'observant aucune réaction, les deux autres le rejoignirent. Oh, le spectacle n'était pas bien effrayant en soit. Une simple coloration rouge, qui s'étendait dans l'eau et qui s'atténuait, pas plus signifiante qu'une minuscule goûte d'huile dans une bouteille d'eau. Mais quand on sait d'où elle vient, cette tache, ça prend tout de suite une autre ampleur. Uriel se mit à hurler, comprenant ce qui venait de se passer. Il s'agitait dans tout les sens, devenant de plus en plus incontrôlable.
« Viens. » murmura doucement mais nettement Tom à l'oreille de Bill. « On reste pas là, ça va dégénérer. »
Ils se levèrent, s'apprêtèrent à courir, mais Tom se ravisa. Et Alvaro ? Il ne réfléchit pas longtemps, l'empoigna par le poignet d'une main, Bill de l'autre, et commença à courir aussi vite qu'il put. Il se bénit intérieurement lorsqu'il entendit un deuxième cri suivi d'un deuxième fracas aqueux, à peine 30 mètres plus tard. Aucun des trois ne réalisaient réellement. Mais le plus lucide était sans aucun doute Tom. Julio avait mal calculé son coup, était tombé sur un rocher, et était mort. Mais lui, il ne voulait pas finir comme lui au fond de cet océan, coincé dans cette crique. Lui, il ne jouerai pas les clavadistas. Non, certainement pas. C'est à eux de sauter de cette falaise, à eux qui sont qualifiés de PROFESSIONNELS , et ce n'est pas pour rien.
Leur course effrénée dura une dizaine de minutes, sans arrêt. Jusqu'à chez Alejandro en fait. Ils ne prirent même pas la peine de prendre l'ascenseur, c'était au premier étage et puis, ils avaient trop peur qu'une chose inconnu les attrape et les jette dans la Quabrada. Arrivé à la porte de son ami, Tom tambourina comme un damné sur la porte, qui s'ouvrit une trentaine de secondes plus tard sur un Alejandro affolé, et qui n'en démordit pas lorsqu'il vit les trois garçons devant sa porte. Il les fit rapidement entrer, les assit dans son canapé, et leur demanda de tout leur expliquer. Ils ne pouvaient pas, pas pour l'instant. Ni Bill ni Tom ne pouvaient, et Alvaro encore moins, le pauvre. Tom fixait un point imprécis, perdu dans ses pensées. Cette image qu'il avait vu lorsqu'il s'était passé tournait comme un disque rayé dans sa mémoire.
« Ju-lio-est ...mort. » articula Alvaro.
Tom comme Bill n'avaient jamais entendu le son de la voix d'Alvaro, mais ils n'y firent même pas attention lorsque celui-ci parla.
« QUOI ? » réagit Alejandro.
« Il-il ... a s-sauté ... de la Qua...Qu-Quabrada » bégaya difficilement Tom.
« QUOI ? » réitéra Alejandro.
Et là, Bill libéra enfin ses larmes. Trop de stress, trop de tout. Tom lui pressa doucement l'épaule pour le réconforter, mais ça n'avais pas un effet mirobolant ...
« Attendez, attendez » commença nerveusement Alejandro. « Il a sauté et ... Et ? » termina-t-il sa phrase par une intonation qui ressemblait plus à une désolation qu'une question.
« Oui ... Y'avait une grosse marque de sang. »
« T'es sûr ? Non mais ... Il fait nuit, vous n'avez pas pu voir ! »
« Putain Alejia merde ! » s'emporta Tom. « C'est la Quabrada ! Jour ET nuit c'est éclairé de façon à tout voir, pour les touristes ! On a pas menti ! »
« C'est bon c'est bon » le calma Alejandro. « Il va falloir ... Calmez vous. Vous pouvez dormir ici si vous le voulez. Ou je peux vous raccompagner chez vous. »
Tom regarda Bill. Il s'était replié sur l'accoudoir du canapé, et les larmes qui s'échappaient de ses yeux pour lentement sinuer su les courbes de son visage fendaient le c½ur du petit garçon. Il avisa ensuite Alvaro. Alvaro n'avait aucune expression sur son visage, si ce n'est ses yeux, qui laissaient penser qu'il revivait la scène continuellement depuis tout à l'heure. Soudain, il releva les yeux puis commença à agiter son poignet de droite à gauche. Tom, ayant compris, se leva et extirpa un papier et un crayon du buffet.
« Je vais rentrer chez moi. Si ma mère découvre que j'étais là ... »
Tous acquiescèrent. Ils avaient tous eu plus ou moins vent de la sévérité des parents d'Alvaro. Il paraissait même que c'est eux qui l'avaient rendu muet. D'ailleurs, Bill et Tom réalisaient seulement la chose qui s'était produite tout à l'heure. Alvaro avait parlé ! Mais pour dire quelle phrase ...
« Bon les garçons, je vous laisse ici le temps que je raccompagne Alvaro chez lui. J'fais vite, d'accord ? »
Mais les deux jeunes garçons ne prirent pas la peine de répondre. Une fois que la porte eut claquée, Bill demanda :
« Tu vas rentrer toi ... ? »
« Ouais ... Si ma mère me trouve pas au lit demain, ça va être dur pour ma tête ... »
« Ah ... d'accord. »
Bill paraissait déçu.
« Euh ... tu veux venir ? »
« Où ? »
« Ben .. chez moi ... enfin je sais pas j'me suis dit que ... »
« Oui. Merci, Tom »
Tom sourit simplement, puis écrit sur une grande feuille de papier destinée à Alejandro :
« Alejia, t'inquiète pas, je suis rentré chez moi et Bill est avec moi. A demain peut être, désolé de t'avoir dérangé en pleine nuit. Tom. »
Et ils se mirent en route. Ils longèrent la plage doucement, très doucement. La mère de Tom se réveillait certes tôt, mais pas de là à se presser à une heure pareille.

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Chapitre 13

Le sable frottait contre leur pied, et aussi bizarre que celui puisse paraître, ça semblait apaiser Tom. Il tenait Bill par la main. Oui, c'est con, mais il s'en foutait. Enfin, ils s'en foutaient.
« Tom ? »
L'intéressé tressaillit en entendant son prénom. Sans qu'il ne sache réellement pourquoi, il prit peur et tenta de s'enfuir. Mais Bill le retint. Il lui murmura simplement un « c'est ta mère. » à l'oreille pour le raisonner. Sa mère ? Comment Tom avait-il fait pour ne pas reconnaître la voix de sa mère ? Il leva les yeux, et aperçu bel et bien sa maman, qui descendait du haut de la plage en courant. De plus près, il put voir qu'elle avait pleuré.
« Mon chéri ... tu m'as fait peur ... » commença Simone. « j'ai eu tellement peur ... Tu as le droit d'aimer qui tu veux mon amour, mais pas la peine de sortir la nuit et de te cacher ! Mais en fait j'aimer... »
« Quoi ? Mais maman de quoi tu causes ? »
Bill balança légèrement sa main où celle de Tom résidait, pour lui faire comprendre.
« Maman ! N'importe quoi ! Bill et moi on est pas ensemble ... si j'étais pas là c'était parce que ... parce que ... »
Sa voix dérailla et se perdit dans un sanglot. Puis il expliqua tout. Tout en détails, serrant la main de Bill dans la sienne. Simone était horrifiée. Elle n'arrivait pas à le croire. Egoïstement, ce qui l'avait le plus touchée, c'est que Tom, ou Bill aurait pu finir au fond de la Quabrada, comme le deuxième malheureux. Elle prit ses deux garçons dans les bras, et rentra à la maison. Elle les installa dans son lit, et caressa doucement leurs cheveux. Tom s'était confortablement calé dans ses bras, la tête contre sa poitrine, tandis que Bill avait hésité avant de se caler lui aussi contre elle. Il n'était pas habitué à une présence féminine, et encore moins à une présence féminine et qui se comportait maternellement. Cependant, c'était agréable, il ne pouvait pas le nier. Tous tentèrent de ne pas penser à ce qui s'était produit. Tom tenta de dormir pour ça, Bill essaya de penser à autre chose. Les deux tentatives échouèrent. Soudain, le téléphone sonna et Bill fit un bond énorme. Simone passa doucement sa main contre ses cheveux, pour le rassurer, puis décrocha.
« Allo ? »
« ... »
« Euh ... Non, ne t'en fais pas. »
« ... »
« Oui mais ... en fait ... »
Simone était enbarassée. Elle ne savait pas comment formuler ses phrases sans que ça fasse trop suspect. Elle ne pouvait pas partir non plus, le téléphone n'était pas un sans-fil. Et elle ne pouvait décemment pas raccrocher au nez de son interlocuteur, dans la détresse où il apparaissait être.
« Jörg, Bill est ici, arrête de t'inquiéter. »
Ca avait le mérite d'être clair.
Ledit Bill releva la tête en un éclair. Tom, lui, ne comprenait pas grand chose à la situation. Ou plutôt, si. Il comprenait que le père de Bill avait lui aussi découvert qu'il avait découché, qu'il appelait sa mère car il était craintif mais ce qu'il ne comprenait pas, c'était pourquoi. Et comment aussi. Pour Tom les plus grosses pièces du puzzle commençaient à s'assembler, les pièces centrales, mais les plus petites, celles qui demandaient une minutie particulière, il était encore impossible de les assembler entre elles.

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Voilà. suite très certainement demain matin.

Kisous


Chapitre 14

Une petite vingtaine de minutes plus tard, la porte d'entrée s'ouvrit sur le père de Bill, furibond, apeuré, confus ...
Il empoigna Bill, et lui asséna une gifle monumentale.
« ARRÊTE ! » hurla Tom en s'accrochant au poignet de l'homme.
« Tom ça suffit, ne te mêle pas de ça ! » le rejeta Jörg.
« J'm'en mêlerai si j'veux ! C'est pas de la faute à Bill si il est mort, c'est pas de sa faute ! »
Jörg lâcha son fils, puis se retourna vers Simone. Perplexe, il la regarda dans les yeux puis lâcha :
« Pardon ? »
« Je ... Les garçons sont sortis cette nuit, et il y a eu un accident. »
Jörg se perdit quelques instants, tentant d'assimiler cette phrase.
« PARDON ?? » réitéra-t-il « Quoi Simone , QUOI ?? Il s'est passé quoi ?? »
« J'comprends rien ... » geint Tom.
« J'comprends rien non plus. » l'imita Bill.
Simone et Jörg partirent sur le balcon. Simone prenant bien soin de fermer la baie vitrée derrière elle. Les garçons n'entendaient rien, mais leurs gestes suffisaient à deviner la supposée violence des mots qu'ils avaient. Bill laissa un bâillement s'échapper, ce qui poussa Tom à proposer qu'ils aillent dormir. Ou du moins, faire une tentative. Bill accepta. Ils se couchèrent donc dans le lit de Simone et tentèrent de dormir. Aucun son ne se faisait entendre, et leurs yeux restaient définitivement ouverts, refusant de se clore.
« Tom ? »
« Ouais ? »
« Tu peux ramener tes cigarettes s'il te plaît. »
Silence. Tom repoussa la couette et partit dans sa chambre, pour revenir quelques instants plus tard, paquet en main. Il s'alluma une cigarette avec une habileté déconcertante, qu'il tendit à Bill, avant de réitérer le geste pour lui-même. D'une envie commune, ils se placèrent à la fenêtre, pour ne pas se faire découvrir. Ils fumaient. A même pas onze ans, ils fumaient. Pitoyable. Mais bel et bien réel. Soudainement la poignée s'abaissa. Merde. Ils ne pensaient pas qu'ils finiraient aussi tôt. Tom claqua le poignet de Bill, qui instinctivement laissa tomber sa cigarette. Jörg, alerté par la fumée, s'approcha du balcon pour regarder. Il ne vit évidemment qu'une seule cigarette, l'autre étant partie mourir au pied de l'immeuble, mais se sentit obligé de demander :
« Vous avez fumé ?? »
Crétin ...
« Je fume. » avoua Tom, assez froidement.
Jörg s'adressa ensuite à son fils :
« T'as pas fumé toi Bill ! »
Le petit garçon allait répondre, mais Tom le coupa en précisant que seul lui avait fumé.
« Simone ! Comment ton fils peut-il fumer sans que tu t'en aperçoives ? C'est vraiment n'importe quoi ! »
« Et toi pourquoi tu parles à ma mère comme ça ?! » s'insurgea Tom. « Ma mère elle a été toute seule depuis que j'suis né, parce que mon connard de père a pas eu le courage d'assumer leur erreur ! Depuis on vit tout les deux et elle s'est battue pour qu'on puisse vivre, alors t'as pas le droit de lui parler comme ça t'as pas l'droit ! »
« Un connard ? C'est ce que pense ta mère ? » prononça Jörg sarcastiquement
« Non. » répondit simplement Tom.
Face au silence, il poursuivit :
« C'est moi qui pense ça. Mon « père » s'est barré quand il a appris que ma mère était enceinte. Elle m'a dit qu'ils étaient jeunes et qu'elle comprenait qu'il fasse ça mais pour moi, ce gars restera toujours un CONNARD QUI SAIT PAS ASSUMER SA QUEUE ! »
C'était parti. Elle était partie toute seule, sans que Jörg ne s'en rende compte. Tom était à terre, la paume de sa main sur la joue. Il ne comprenait pas. Jörg non plus ne comprenait pas. Simone se rua sur lui, et lui donna très certainement la plus belle baffe de sa vie. Elle lui hurla de partir, de ne plus jamais s'approcher de son fils. Celui-ci s'approcha de Bill, puis tenta d'attraper sa main pour qu'ils partent.
« NAN ! Toi aussi t'es qu'un connard ! » cria Bill. « Pourquoi tu l'as frappé ? Il a raison ! Son père c'est qu'un con ! Et puis d'abord, moi aussi j'ai fumé alors t'as pas l'air bête de dire à Simone qu'elle a pas su voir que son fils fumait, parce que t'as rien vu non plus ! »
Le père de Bill ne bougea plus. Trop de paroles s'abattaient sur lui. Plus silencieusement qu'une marche funèbre*, il quitta les lieux, le c½ur plus lourd que jamais.
« Désolé maman ... désolé ... » murmurait Tom.
« Ne sois pas désolé. Je savais que tu fumais. » avoua-t-elle dans un sourire. « Tu sais, les mamans sentent certaines choses parfois. »
Tom était étonné. Il ne se doutait vraiment pas que sa mère était au courant de son petit secret. Tout comme Bill, il était tiraillé entre l'envie de poser des questions à sa mère sur cet intriguant « Jörg » et celle de se taire, de peur qu'on lui mente encore. Après tout, sa mère lui avait bien dit qu'elle lui expliquerait, un jour. Alors il attendrait. Peut être.
« Bon ... Je pense qu'on devrait aller se coucher mes chéris. On verra demain pour ...pour le reste. »

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Chapitre 15

« Chéri ? »
« Oui ? »
« Où est Bill ? »
« Hm ... parti s'acheter des bonbons. »
« Et en vrai ? »
Tom ne répondit pas. Sa mère savait comment le sonder, et il ne savait pas comment parer ce fabuleux radar. Plus tard En vieillissant, peut être. Finalement, Simone conclut que si son fils ne disait rien, c'est qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter. Ensuite, Tom demanda à sa mère si elle était d'accord pour lui prêter son ordinateur portable. Ce qu'elle accepta.

Let me dance along dit :
Heyyy BB ! Ca va =) ? Ca fait longtemps que tu t'es pas co !
Vacaciones ... muy raros ... dit :
Ben ... vacances ! j'ai pu prévenir personne ma mère m'a dit au dernier moment qu'on partait.
Let me dance along dit :
où ça ?
Vacaciones ... muy raros ... dit :
Acapulco
Let me dance along dit :
la chance ! c'était bien ?
Vacaciones ... muy raros ... dit :
mouais ... mouvementé ... très mouvementé ...
Let me dance along dit :
raconte

Julio est bien mort. Leal aussi. C'était lui, le second cri, le second bruit. Ca a fait énormément de bruit, entre toutes les personnes qui connaissaient les garçons. Mais aucune poursuite judiciaire n'a été engagée. Contre quoi, de toute manière ? Erreur de gamin ?
Pour Bill et moi, notre relation est devenue plutôt étrange, à vrai dire. Je m'en vais vous expliquer ce qui s'est passé. Un jour, nous étions à une soirée organisée, une sorte de karaoké. Les gens d'Acapulco ne se laissent pas abattre, c'est leur réputation. Et malgré la perte de Leal et de Julio, la vie continuait. Ma mère se trouvait sur scène, et allait chanter une chanson. C'était elle qui animait la soirée, l'ambassadrice, comme certains l'appelaient. Au tirage de la chanson, elle n'y alla pas tout de suite, mais prit finalement le micro et chanta. C'était super joli. Bill et moi on rigolait bien, en la voyant buter sur des mots. Quand elle finit, tout le monde applaudit. Elle quitta la scène puis partit se rafraîchir je pense. Ce que je n'avais pas vu, c'était Jörg qui l'avait suivie ... et le micro portable de sa robe aussi.
« Simone ... Quand est ce que tu vas lui dire ? »
« Lui dire ? LUI dire ? Jörg, il n'y a pas qu'à mon fils qu'il y a des révélations à faire, il me semble ! »
« C'est bon calme toi ... c'est juste qu'il serait temps, non ? »
« Non, désolée je ne pense pas. Comment tu veux faire ça ? Ils commencent à peine à être proches, et tu veux qu'on se pointe comme des fleurs et qu'on dise : « Alors voilà, Bill, Tom, vous êtes jumeaux ! »
A cet instant ... Je me souviens avoir regardé Bill, sans comprendre. Oui, voilà. On ne comprenait pas du tout ce qui nous tombait sur la gueule.
« Nous ne sommes que d'abominables monstres calculateurs et menteurs, mais aujourd'hui autour du café on s'est dit que la vérité ferait peut être bien de sortir ! C'est ça Jörg, c'est ça qu'il faut faire ? Non je suis désolée. Ni Tom ni Bill ne se doutent de rien, et c'est parfait comme ça. On leur dira quand ils seront prêts, pas avant. »
« Mais Simone c'est ... »
« C'est rien du tout ! La discussion est close ! »
Comme pour m'assurer définitivement ... Je demandai à Bill sa date de naissance. La même que moi. Evidemment. C'était donc ça ... Le puzzle était donc maintenant totalement assemblé. Ma mère revint, aussi naturelle qu'elle se forçait à l'être mais s'étonna des regards de l'assemblée.
« Qu ... oi. » prononça-t-elle, se rendant compte de l'échos du micro.
Jörg, il avait compris aussi. Cette ordure ... j'le déteste. Ma mère ... comment lui en vouloir. J'arrivais pas. J'arrivais plus. J'attendais cette vérité qu'elle m'avait promise depuis trop longtemps, pour lui en vouloir une fois avouée. Ou plutôt révélée.
Par la suite, tout s'enchaîna très vite. Bill demanda à son père de venir avec maman et moi. Pour rattraper le temps perdu. C'est ainsi que je me suis retrouvé avec un frère jumeau dont jamais j'aurais imaginé l'existence, et qu'on a ramené à Paris, pour tenter de le connaître.
Quelle histoire de dingues ...

Let me dance along dit :
Ben dis donc ! sérieux ton histoire elle est ... bizarre. C'est fou sérieux ! oo
Vacaciones ... muy raros ... dit :
je sais ...mais bon qu'est ce que tu veux lol
Let me dance along dit :
en plus t'as l'air différent
Vacaciones ... muy raros ... dit :
?
Let me dance along dit :
Plus mûr.
Vacaciones ... muy raros ... dit :
ah ... ptêtre XD
Vacaciones ... muy raros ... dit :
Bon je quitte, ma mère veut travailler. @+
Let me dance along dit :
@+++

Et il se déconnecta. Il laissa place à sa mère, puis partit s'allonger sur le lit qu'ils partageaient maintenant en commun avec Bill. Il ne put s'empêcher de faire le point sur ce qui lui arrivait. C'était tout bonnement incroyable. Dans les deux sens qu'il voyait au terme.

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Chapitre 16

Sans rien dire, il prit ses clés et partit dehors. Il n'alla pas bien loin. Il eut juste à parcourir quelques mètres. Il s'assit simplement conte la rambarde du RER et observa. Il se fit observé, aussi. Des gens passaient, tout comme d'autres stagnaient. Des dizaines de touristes qui prenaient la tour Eiffel en photo, des gens sortant du RER et prenant leur « pause-clope » un voyeur qui reluquait une jeune fille dans le dos de Tom ... oh oui, il y en avait à observer.
« Tu fais quoi ? »
Tom baissa ses yeux doucement. Tellement perdu dans ses pensées qu'il n'avait pas senti son frère se planter devant lui. Ce dernier posa ses avants bras sur les cuisses de Tom, et le scruta, attendant une réponse.
« Je regarde. » répondit-il simplement.
« J'peux regarder avec toi ? »
« Bien sûr. »
Et ils restèrent là, partageant un simple moment qui n'appartenait qu'à eux. Puis ils rentrèrent chez eux. Enfin, non. Ils envisagèrent de rentrer. Mais firent volte-face à l'entrée de leur appartement.
« Je veux un piercing. »
« Moi aussi. »
« Alors on y va. »
« Attends ! J'ai pas de sous, on est mineurs, et maman voudra certainement pas. »
Maman ... Ca faisait bizarre à Tom qu'on parle de SA maman comme ça. Il n'était pas habitué. Ca l'enchantait autant que ça lui déplaisait, à vrai dire.
« T'inquiète c'est pas un problème. » répondit-il quelque peu froidement.
Ils prirent le RER jusqu'à Châtelet, les pierceurs pullulaient.
« Salut Erwan. » lança Tom.
« Tiens, salut la chose. Hey ! La classe. » fit-il en frictionnant les nouveaux cheveux de Tom.
« T'as vu... dis, j'aimerais te demander quelque chose ... »
« Piercing labret, c'est ça ? »
« Oui ... Plus ... Plus ? Tu veux quoi comme piercing Bill ? » demanda Tom en espagnol.
« Langue...et arcade » répondit timidement Bill.
« Heu ... »
« Langue et arcade » traduit Tom.
Après quelques minutes de négociations difficiles, Tom obtint finalement gain de cause. Erwan leur faisait leurs piercings, gratuitement de surcroît. Mais, sa mère ne devait jamais être au courant d'où ils les auraient obtenus. C'est bon, c'était cool comme marché. Ca serait Bill qui y passerait en premier. Erwan tenta de le détendre, car malgré tout, un piercing c'était excitant mais terriblement stressant. Surtout la première fois. Comme beaucoup de premières fois, à y réfléchir rapidement.
« Dis, ton frère t'as raconté notre petite histoire à nous deux ? » fit Erwan dans un espagnol approximatif mais compréhensible.
« NON ! » le coupa Tom directement.
« Non ... » approuva Bill. « Mais je veux bien la connaître ...Et vous pouvez parler en Français, je comprends assez bien ... Par contre, comment est ce que vous savez qu'on est frères ? »
« J'ai moi aussi un jumeau qui a un look extrêmement diffèrent du mien. Et aussi, Simone m'avait fait certaines confidences ... Pour Tom, c'est une très langue histoire. Longue pardon. »
« AHAHA MDR XD LOL ! Tu m'dis quand faut rire, Erwan please ... »

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*Ouais ouais, j'me suis trompée T_T J'aurais du relire au lieu de poster en vitesse >< En tout cas merci de me l'avoir fait remarquer XD

Bon, je sais, kle coup de "langue" à la place de "longue" c'est légèrement, beaucoup énormément très MERDIQUE T_T Mais j'avais envie de le faire et si ça plait pas je vous merde tous wow
Ou plutôt ... prenez vous-en à SexGott ... (NON, PAS TOM. Il n'a rien fait le pauvre wow. SexGott, c'est aussi le surnom de mon meilleur ami ... et ça depuis qu'il a 11 ans XD [sachant qu'il en a actuellement 17, 18 dans quelques mois U_U] Et ce con me fait bien évidemment, des blagues foireuses TT__TT Genre celle là. En plus, j'ai appris hier a une heure du matin que j'avais des putains d'exos de SSS à faire, plus un contrôle toujours en SSS T_T Plus un en Maths TTT____TTT)

C'était ce qu'on peut appeler une superbe parenthèse XD


Je mets les parties assez vite oui ... mais je vous avoue que je n'ai pas l'impression que ça plaise vraiment, Tom et Bill petit. Moi, j'ai adoré écrire cette partie mais bon. La première partie s'achèvera avec cette préadolescence des jumeaux, et au chapitre 19 (il me semble avoir dit 17 précédemment ...) La deuxième débutera à partir de leurs 17 ans.

Donc, la prochaine fois que je poseterai un article, ça erra certainement la fin de la partie 1.

Pupuce : Je sais pas si j'aurais le temps pur le super RTL T_T A la limite, j'le fais à midi =)

Kisous

# Posté le dimanche 07 octobre 2007 16:10

Modifié le lundi 08 octobre 2007 13:12

Chapitres 17; 18 et 19 FIN DE LA PREMIERE PARTIE.

Chapitre 17

« Hey ! Mignon ton bout de chou ... »
« Oui ... il est adorable. »
Oh oui. A trois ans, beaucoup d'enfants sont adorables. Mais il suffit de peu pour qu'un déclic se produise dans leur tête, et qu'ils changent du tout au tout. C'est ce qui s'était passé pour Tom. Non habitué à voir un homme à la maison, lorsque Erwan débarqua, il ne comprit pas bien. Tout ce qu'il vit, c'est qu'un Monsieur, partageait des choses fortes avec sa maman, privilège qui était exclusivement réservé à Tom auparavant. Et à première vue, le Monsieur, c'était plus Tom. Alors Tom, il essaya de récupérer sa maman. Nombre d'irruptions intempestives qu'il a fait dans la chambre à coucher, qui mit parfois les deux adultes dans des situations des plus embarrassantes. Nombre de fois où il s'est baladé le cul à l'air, exhibant son pénis à tout bout de champs. Et puis au final, ben Erwan partit. Et Tom fut content. Un instant. Car plus tard, il comprit qu'il avait était stupide, odieux et surtout égoïste. Mais sa maman lui expliqua que ce n'était pas sa faute, qu'il avait simplement été victime du « complexe d'¼dipe ». Ouais, n'empêche qu'il s'en voulait. Alors, lorsque par le plus grand des hasards -ou peut être pas- il croisa Erwan à la fontaine du Trocadéro, il en profita pour s'excuser. Sept ans avaient défilé, et le petit garçon avait évidemment mûri. C'est ainsi qu'une sorte d'amitié naquit entre eux deux. C'était une relation plutôt étrange A mi-chemin entre l'ami et le père, mais tout de même plus proche de l'ami, selon Tom.
« Et c'est ainsi que deux pré-ados avec des cratères leur poussant déjà sur la tronche, pour rester relativement poli, se retrouvent chez moi à se faire piercer ... »
« Les pré-ados t'emmerdent. » coupa court Tom, en rigolant. Erwan ne cilla pas, se concentra, et passa l'aiguille. C'était bon. Et ça avait pas fait mal. Après, paraît-il.
« Tom, t'as changé. » constata le pierceur.
« Comment ? » s'étonna Tom.
« Je sais pas ... t'es tout de même devenu bien tranchant par moment je trouve. Il s'est passé quelque chose, en vacances ? »
« A part un crash d'avion avant qu'on parte et la mort d'un de mes amis à Acapulco, rien. »
« Tout s'explique ... » répondit Erwan.
Voilà. Moins d'une heure plus tard, ils ressortaient avec leurs piercings. Ils achetèrent de quoi manger pour Bill. Rien de consistant. Ils rentrèrent finalement pour de bon à l'appart', appréhendant tout de même quelque peu la réaction de leur mère.
« OH MON DIEU ! »
Ok ... c'était tout de même un peu mal barré là, non ?
« MAIS QU'EST CE QUE VOUS AVEZ FAIT ?? C'ETAIT OU ?? LES INSTRUMENTS ETAIENT STERILISES ?? MAIS JE RÊVE Y'A VRAIMENT DES PIERCEURS INCONSCIENTS OU QUOI ? BIIIILL QU'EST CE QUE JE VAIS DIRE A TON PERE QUAND IL VA VOIR TON PIERCING A L'ARCAAAADE ?? ET TOI TOM T'AS VU DE QUOI T'AS L'AIIIIIIIIIIR ?»
« Qu'il jette un coup d'½il à sa langue, c'est le plus fun ! » se moqua Tom en ignorant la fin de la phrase.
« La langue ... La langue ?? Biiiiill ouvre moi la bouche tout de suite ! »
Bill s'exécuta, effrayé.
« Mon dieu, mon dieu, Oh mon dieu ... » ne cessait Simone de répéter.
« Oh maman ! T'as rien dit pour mes dreadlocks » se plaint Tom de manière totalement infantile, sachant pertinemment qu'il n'y avait aucune comparaison possible.
« Aucun rapport mon chéri !! » s'offusqua Simone.
Ah, mais le « Mon chéri. » signifiait la fin de la tempête tout de même ...
« Mouais ... bon, on passe à table ? »
Simone soupira. Elle sentait qu'elle allait en voir de toutes les couleurs avec ces deux monstruosités de garçons.
Après, ils allèrent se caler dans le lit de Simone, sauf que cette fois-ci, ils étaient trois et non plus deux. Bill hésitait quant au comportement à adapter. Après tout, il ne connaissait pas cette femme, et moyennement ce frère qu'on lui abattait. Pourtant, c'est vrai qu'il aurait aimé sentir ce que c'était. D'avoir une Maman. Tout comme Tom aurait certainement aimé savoir ce que ça fait d'avoir un Papa. Comme si elle avait compris ses pensées, elle ouvrit un de ses bras. Bill hésita. Devait-il ? Finalement, il s'y cala timidement. Simone le regarda et caressa son piercing de l'index. Ca lui faisait drôle. Pour Tom aussi. Les voir avec ces anneaux, c'était assez étrange.
« Dis maman ... tu peux nous expliquer tout, s'il te plaît ? »
Tom la coupa court à ses rêveries. Tout leur expliquer ... Etait-ce bien sage ? Vivraient-il bien après ? Rien n'était moins sûr ...

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Chapitre 18

« Maman ... ! » s'impatienta Tom.
Il la fixait avec des yeux profonds, attendait la vérité. Bill ne bougeait pas ; Mais lui aussi voulait comprendre. Face à ce silence, Simone entama.
« J'avais 15 ans, lorsque j'ai rencontré Jörg. Nous étions dans la même classe. On a finit par sortir ensemble et puis ...Comme tout les couples qui tiennent, par coucher ensemble. Seulement un jour, on s'est pas protégés, et ça vous a engendré. C'est ce que je t'ai toujours expliqué Tom. Lorsque j'ai dit que Jörg n'a pas souhaité assumer deux enfants avec moi, ce n'était pas un mensonge. Jörg a préféré me prendre un des deux enfants. Moi, je suis partie avec toi ici, à Paris. Il y a quatre ans, toi et ton père » fit-elle en se retournant vers Bill « vous êtes venus vivre à Acapulco. Voilà pourquoi Tom et moi ne venions plus, je n'avais plus aucun rapport avec ton père. Puis un jour, il a repris contact et ça s'est très bien passé. Il m'a dit qu'il avait pris la mauvaise décision, que jamais nous n'aurions du vous séparer vous. Alors ... j'ai finalement accepté de revenir à Acapulco. Avec la grande ambition tout les deux de vous avouer la vérité. Mais jamais nous n'aurions imaginé que dans une ville comme Acapulco vous vous rencontreriez par vos propres moyens. Nous n'avions absolument pas prévu de vous avouer la vérité comme cela s'est produit... »
« Putain vous avez été cons ... » grommela Tom en se retournant.
« Tom je tolérerai beaucoup de choses, les remarques, les reproches, mais certainement pas les insultes ! » riposta Simone en haussant le ton progressivement.
Tom grommela une seconde fois, mais ne répondit rien. Bill ... Bill ne savait pas quoi penser. Enfin si. De base, c'est son père qui avait tout de même merdé ... Il éprouvait de la colère vis-à-vis de cet homme. Minime, certes, mais belle est bien présente. Il se leva, puis se dirigea vers la cuisine. Tom et Simone le suivirent, incrédules. Ils assistèrent au spectacle d'un Bill qui tire la chaise, qui ouvre difficilement la porte du congélateur, et qui s'engouffre une quantité impressionnante de glaçons dans la bouche.
« Ben dis donc ... » laissa sortir Tom, époustouflé
« Bill on va pas dormir dans la cuisine non ? » demanda tout de même Simone, amusée.
Bill la regarda avec des yeux désolés, mais aussi suppliants. Suppliant de quoi, on ne savait pas, mai ce dont il était sûr, c'est que ça langue lui faisait atrocement mal.
Suivant cela, Simone tenta de leur préparer un repas simple à avaler. Même avec la meilleure volonté du monde, elle ne put empêcher ces deux montres d'en foutre partout.
« Mais vous êtes de véritables cochons ! » s'insurgea-t-elle
« Ben essaye toi de te faire ce qu'on a fait et puis on verra ... » se plaint gentiment Bill, mais dans un charabia incompréhensible.
« ...Tom, sors moi le décodeur s'il te plaît. » se moqua doucement Simone.
« En gros il te dit de te faire percer partout et peut être qu'alors là tu pourras nous conseiller. »
« Sans façon, merci. » rétorqua Simone.

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Chapitre 19

« Ca va ? Vous êtes bien prêts ? » s'inquiéta Simone.
« Ouais, ouais ... » souffla Tom.
« Oui... » renchérit Bill.
« Vous êtes bien sûr que vous ne voulez pas que je vous acc... »
« Oui ! » abrégea Tom.
« Bon ... d'accord. »
Sur ce, les deux petits garçons partirent. Rapidement, car sinon leur maman leur serait retombée sur le rabe ...
Ils se dirigeaient lentement vers ce qui allait bientôt constituer leur collège. Arrivé devant les grilles, Tom retrouva quelques uns de ses anciens amis, à qui il présenta Bill. Vu leur regard sur ce dernier, l'adaptation s'annonçait difficile ...
Tous furent très surpris de la nouvelle coupe de cheveux de Tom, ainsi que du piercing qui ornait à présent sa lèvre.
« Mais ... t'as pas peur ? »
« Non pourquoi ? » s'étonna Tom en arquant les sourcils.
« Tom ... on est LEGEREMENT dans un lycée catholique de garçons ... en plus on a les uniformes cette année ! »
D'un coup, la tête de Tom se décomposa. Oui il avait oublié que ce lycée était un lycée catholique ... et le coup des uniformes, il n'était même pas au courant ...Merde.
« Et merde ... » prononça-t-il à haute voix.
« Eh ouais ! » fit son ami en tournant les talons et en se dirigeant à l'intérieur du bâtiment.
Tom et Bill suivirent, se rendant péniblement au réfectoire, là où leur serait attribuée leurs classes. Ils s'assirent simplement, puis attendirent. Ils eurent bien sûr droit au discours fondamental du principal, surtout en tant que nouveaux arrivants ... Mais Tom ne l'écoutait déjà pas. Il s'était perdu dans ses pensées, après avoir pris soin de retirer son piercing, et de conseiller à son frère d'en faire de même avec son arcade.
Heureusement, ils étaient dans la même classe. Heureusement pour Tom, car aucun des noms cités de sa classe ne lui évoquait un quelconque souvenir, et heureusement pour Bill qui ne maîtrisait pas le français admirablement ...
Leur professeur principal était un homme, leur professeur de français plus précisément.
« Bonjour, comme vous avez pu l'entendre précédemment, je suis Monsieur De Falerme, et je serai votre professeur de français pour toute cette année scolaire. »
Il avait une voix grave, posée. Tom aimait. Bill était sans avis.
Le regard de leur nouveau professeur ce posa sur les deux jumeaux. Il s'approcha, et de sa voix grave énonça :
« Vous, Monsieur ... ? »
« Ton nom. » chuchota Tom face à l'incrédulité de Bill.
« Bill. Kaulitz Bill. »
« Monsieur Bill Kaulitz. Bien que ça ne me dérange pas, il vous faudra adopter une coupe de cheveux réglementaire, afin de respecter les normes de cette institution.
Bill baissa les yeux et observa avec la plus grande attention son pupitre. Cette perspective ne l'enchantait guère, mais avait-il le choix ? Absolument : non.
« Quant à vous ... »
« Je ne peux pas les couper. » anticipa Tom.
« Oh, et pourquoi donc ? »
« Ce sont des n½uds, il faudrait tout raser ... »
« Et bien je pense qu'il faudra tout raser Monsieur ... ? »
« Kaulitz. »
L'homme fronça les sourcils et observa successivement Bill, puis Tom. Septique tout de même, il finit tout de même son discours en conseillant vivement un tour de piste chez la CPE après ce cours d'introduction.
Ce qu'ils firent. Tom fut exempté, mais Bill, dut cependant passer par les ciseaux qui lui apporterait « cette tête respectable reflétant l'image de leur merveilleux collège. »
Les uniformes étaient immondes. Classes. D'où la conclusion immonde. Chemise noire, assortie au pantalon et aux chaussures, et à la veste lors des temps froids. Morbide. Lugubre... montagne de qualificatifs synonymes leur arrivait en tête.
Ces années s'apprêtaient à être magnifiques.

FIN DE LA PREMIERE PARTIE.

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Coucou ! Et voilà, la fin de la première partie s'achève ici ... Vous retrouverez nos jumeaux (et pas qu'eux) lorsqu'ils auront atteint l'âge de 17 ans.

Bon, sinon pour RTL un peu.
Hier, je me suis fait Pris Bercy. J'en ai du mal a écrire lorsque je repense à ces instants. La galère la nuit du lundi au mardi, l'autre galère le mardi, le retrouvage de ma mère à 16h et des patates pour sa place de concert, et surtout ... bien sûr, le concert en lui-même. Premier rang. Malgré la gruge, on y était =). C'était tellement magnifiques ... comme au Zénith. C'est dans ces moments là que je ne peux que soutenir que GEORG est BEAU. (pas que d'un point de vue juste physique.)
Le micro de Bill partait dans une voix étrange parfois oo' ... Mais chargée de sentiments. Tout ces moments avec eux (regards amusés, déconcertés, surpris, reconnissants, sourires, cassage de gueule, complicité ... j'en passe et des meilleures.) et avec elles (délires, foutage de gueule, larmes, câlins, bonheur, complicité également...), j'en ai profité un maximum ... Et bientôt, on y retournera.
Merci, à tout le monde (l)
Chapitres 17; 18 et 19 FIN DE LA PREMIERE PARTIE.

# Posté le mercredi 17 octobre 2007 00:58

Bon. Ca fait j'sais pas combien de temps que j'ai posté le dernier chapitre.

J'aimerais, que vous vous ma-ni-fes-tiez !

Je ne vais pas laisser de limite de commentaires, j'suis tentée mais je n'aime pas ça. Mais comme je l'ai dit : "c'est tout de même ça qui rythme la parution des chapitres" !

Alors, je sais que < tu > va te manifester en me bombardant, mais je parle de ceux qui lisent et qui ne commentent pas XD


Premier chapitre de la partie 2 dans la journée
(si je suis contente ...)

# Posté le lundi 05 novembre 2007 02:31