Evidemment, il connaissait le jeu du foulard. Il avait même eu droit à un cours dessus. Mais jamais il n'aurait imaginé que Bill pourrait y ... jouer ? Dans sa tête, ce n'était que des jeunes enfants qui y jouaient. Mais avisant ses souvenirs de plus près, il se souvint que la tranche variait de 4 à 20 ans.
« Le jeu du foulard. » répéta Bill, honteusement. « Mon rêve bleu ... »
Tom se souvint à ces paroles que ce jeu portait plusieurs déclinaisons. Le jeu du foulard, oui, mais également le rêve bleu, le rêve Indien ...
Les mains toujours posées sur sa nuque, Tom fit pression et amena son frère dans ses bras. Bill fut surpris. Ca faisait tellement longtemps que Tom n'avait pas fait une telle chose ...
« Bill faut vraiment que t'arrêtes ça ... »
Bill se redressa, restant cependant dans les bras rassurants de son frère.
« Mais Tom ... J'avoue c'est comme une drogue, mais c'est pas dangereux ! Ça fait juste mal au réveil ... »
« Bill, t'as jamais vu ces pubs à la télé avec des petits garçons et des petites filles et où on dit qu'ils sont morts à cause de cette connerie ? »
« Si bien sûr ... Mais c'est parce qu'ils se le faisaient faire. Moi je fais tout seul maintenant ... »
Tom secoua la tête en soupirant.
« Le jeu du foulard, quand tu te comprimes la gorge, y'a l'afflux de sang qui se réduit ... Selon la force et la durée, tu peux ne pas te réveiller, ou te tuer ... Et tu gardes de toute façon des séquelles. »
« Mais ... »
Bill semblait tétanisé par cette découverte. Jamais il n'aurait imaginé une telle chose. Pour lui, c'était comme la drogue, mais sans les mauvais effets sur la longue durée. Il se laissa retomber dans les bras de son frère et ne dit plus mot. Tom caressait doucement les frêles épaules de son frère, lorsqu'il sortit la phrase fatidique :
« T'en as d'autres comme ça à m'annoncer ? » lança-t-il en riant.
Bill ne répondit rien. Sur l'instant. Puis :
« Si tu savais ... »
Tom fronça les sourcils. Il avait dit ça sur le ton de la plaisanterie, mais apparemment, il n'était pas au bout de ses surprises avec son frère ...
« C'est-à-dire ? »
Et voilà. A la limite, Bill pensa qu'il aurait mieux fait de se taire. Mais en se taisant, il avait blessé son frère. Et il ne voulait pas recommencer. Mais il faudrait qu'il parle pour ça ... Et à choisir entre le fait de faire souffrir son frère, ou de souffrir parce que son frère le détesterait après ses aveux, Bill ne savait pas quoi choisir.
« Je ... Tom, je te promets que je t'en causerai ... Mais pas tout de suite ... C'est trop dur. »
Mais Tom ne l'entendait apparemment pas de cette oreille.
« Qu'est ce qui est trop dur Bill ? » fit-il en le redressant.
« BILL ! » insista Tom, n'obtenant aucune réponse.
Ledit Bill releva les yeux vers lui. Il ne pleurait pas, mais Tom avait rarement vu des yeux aussi tristes. Qu'est ce qui pouvait bien ainsi dévorer son petit frère de l'intérieur ?
Tom attendait une réponse. Bill ne voulait pas la lui donner. Mais ils attendaient, tout les deux. Leurs yeux se fixaient, se scrutaient, tentant de deviner ce qui se masquait derrière ces prunelles. Tom voulait savoir. Vivre avec la pensée que son frère était malheureux, et que lui n'en connaissait pas la raison, et ne savait quoi faire, ça le rendait malade. Alors, d'un espoir des plus utopiques, il attendait une réponse à sa question.
« Je t'aime Tom. » fut tout ce que Bill réussi à prononcer.
Tom attendait autre chose. Mais il s'en moquait. Même s'il le savait, il était forcé de s'avouer que cette phrase lui faisait du bien. Bill causerait quand il serait prêt.
« Moi aussi je t'aime Bill. » répondit-il en l'attirant une nouvelle fois contre lui.
Chapitre 13
« Bon. Bouge pas j'vais voir ce que trafiquent les deux femmes de ma vie et je reviens. »
Bill rit rapidement, tandis que Tom se rendit dans la cuisine. Il colla son buste contre le dos de Karen, et passa ses sous sa poitrine. Karen sourit, ainsi que Simone, et elles laissèrent Tom observer leur petite préparation. A savoir des sandwiches énormes. Tom s'en régalait d'avance, et il savait qu'il en serait de même pour Bill s'il s'était trouvé dans la cuisine également.
« Mais euh ... »
« Je sais je sais mon chéri. » anticipa Simone. « Ca ne sera pas assez ; donc je vais vous prendre des pizzas en bas. »
« Ah mais, ça sera ouvert tu crois ? » demanda innocemment Tom.
Simone sourit ironiquement à son fils, puis lui dit :
« Mais mon chéri, vu le nombre de nuits que tu as passé avec Bill et où vous vous êtes lâchés sur les pizzas tout en prenant bien soin de –mal– faire disparaître les cartons, tu ne devrais pas me poser la question ! »
Sur le coup, Karen explosa littéralement de rire. Tom fit mine d'être vexé, mais ça ne marchait absolument pas. Karen ne le connaissait que trop bien, depuis ces six ans.
Simone ne mit pas longtemps à revenir, les bras chargés de quatre cartons de pizza. Tous vinrent se poser au salon, avec les sandwiches en prime. Bill, qui s'était recroquevillé sur lui-même et qui commençait à somnoler, se redressa lorsqu'il entendit du bruit, et blêmit bien vite à la vue de ces cartons et de ces énormes sandwiches.
« Ben putain ... là je crois que ça va pas le faire ... »
« Ben pourquoi ? » demanda Simone.
« J'suis pas bien ... et j'ai pas super faim. »
« Oui mais ... » tenta Simone.
« Maman, non. Je suis désolé ... » s'excusa-t-il.
« Tant pis je mangerai la tienne ! » s'exclama Tom.
« Oui mais on ferait mieux de faire vite, déjà qu'on sera pas très frais pour les cours demain ... »
« Parce que vous comptez aller en cours ?? » s'insurgea Simone.
Karen releva la tête. C'était assez surprenant d'entendre cette phrase dans la bouche d'une mère.
« Ah non non. » continua Simone « Il en est pas question ! Vous allez être tellement fatigués, on risquerait de retrouver vos corps écrasés par un camion parce que vous étiez trop endormis et que vous avez mal regardé... »
« Moi de toute façon ... j'avais pas l'intention d'aller en cours. »
« Oui mais toi Bill tu profites là ... » fit remarquer sa mère.
« Mouais ... en tout cas Tom il en aurait profité pour s'endormir pendant son cours de SMS demain ... » changea-t-il de sujet.
« Eh oh ... »
« Et vous ? Vous allez travailler demain ? » demanda Karen.
« Et oui ma chérie, malheureusement c'est pas aussi facile de sécher un cours que de sécher une journée de boulot ... »
« Nous compatissons ... » se moqua Tom.
Ce qui ne lui valut qu'un gros coussin dans la face. Bien sûr, ça dégénéra assez vite ...
« J'y crois pas ! » s'exclamait Karen en montant les escaliers. « On a fait une bataille de coussins avec ta mère ... »
« Et oui ! Tu vas voir, ma mère dans sa tête c'est encore une ado. Elle est tellement jeune aussi ... »
« Je sais, j'arrive pas à lui donner d'âge » avoua Karen, tout en poussant la porte de la chambre de Tom. « Et puis tu me l'as jamais dit ! »
« 32. »
« C'est jeune ! »
Tom sourit, mais ne répondit rien. Karen se saisit de ses affaires, et partit se changer dans la salle de bain. Elle revint et trouva Tom en boxer et de dos, qui s'apprêtait à enfiler un Tee-shirt. Féline, elle s'approcha sans bruit, et passa ses bras autour de son torse, tout en se serrant à lui.
« Qu'est ce que tu fais ? » demanda-t-elle.
« Ben ... j'enfile un tee-shirt, comme tu vois ... »
« Je croyais que tu dormais en boxer ? »
« Ben oui mais ... »
« Alors dors en boxer. » coupa-t-elle court.
Tom réfléchit quelques instants, puis après réflexion, laissa tomber à terre le tee-shirt qu'il s'apprêtait à mettre. Il se retourna, et eut alors tout le loisir d'admirer sa petite amie. Vêtue d'une simple nuisette noire qui n'appelait qu'à être enlevée ... Mais non, Tom ne devait pas penser à ça. Pas maintenant. Il se retourna en soupirant légèrement, mais sentit Karen qui lui attrapait la main. Elle le regardait étrangement, d'un regard brillant comme jamais. Elle fit doucement glisser ses mains sur le torse de Tom, jusqu'à rejoindre ses épaules, puis se pencha sur la pointe des pieds pour venir l'embrasser dans le cou.
Elle se retira après quelques secondes, et le fixa. Tom passa le dos de sa main sur sa joue, puis dit :
« Karen ... pas ce soir, pas maintenant. Je t'aime. »
« Justement, moi aussi je t'aime ... »
Tom recula, venant s'allonger sur son lit. Il entraîna Karen à ses côtés, qui contrairement à lui, se mit sur le ventre.
« Karen ... tu risques de le regretter, si on fait l'amour ce soir ... »
La jeune fille se releva, s'appuyant sur son avant bras. Elle se positionna sur Tom, et dit simplement :
« Alors je regretterai ... »
Bon là par contre, 'jai besoin d'aide ...
Le prochain chapitre enchaîne directement sur le lendemain matin ... Je n'ai pa écrit le lemon. Donc j'aimerais savoir si vous voulez que je l'écrive, où si je laisse ça comme ça.
Bref. Je vais essayer d'être un peu plus rapide pour poster, au moins deux posts par semaine, contenant un ou plusieurs chapitres, selon mon envie.
En tout cas, j'espère que ça plaît toujours ^^
Pix : Jute une envie, comme ça. Car c'est une des personnes les plus importantes de ma vie, et que je l'aime*
*Sans ambigüité envers ma rose noire préférée évidemment XD ;)

